Plante et Planète http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7 L'association http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=1 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=1 Thu, 22 Jan 2009 11:43:17 +0100 L'équipe http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=54 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=54 BUREAU ET CONSEIL D'ADMINISTRATION Nirmala Gustave, Relaxologue, PRESIDENTE Formée en Communication, Relaxation, Reiki, Santé Humaniste et en Périnatalité AMA, elle intervient en structures professionnelles notamment auprès des jeunes lors d'ateliers de Relaxation. Elle consulte en cabinet et prépare la sortie d'un livre et cd de Relaxation, "BéBé Lumière". Elle vit le lien avec le végétal à travers la spiritualité et son admiration pour Auroville et Findhorn. Dominique Frossard, Directeur administratif et financier, TRESORIER A 62 ans, diplômé d'HEC, il poursuit une carrière de Directeur Administratif et Financier de filiales de groupes internationaux.Après de nombreuses années passées dans l'industrie chimique, sa contribution à l'association reflète l'évolution des consciences qui se produit actuellement. Karine Balzeau, spécialiste Education à l'environnement Après un doctorat en médiation scientifique et 5 années passées dans le milieu associatif à oeuvrer pour la protection de l'environnement, elle poursuit son action au Muséum national d'Histoire naturelle dans le domaine des sciences participatives et du web 2.0. Marie-Aude Fichet, avocate Avocate depuis 4 ans en droit des sociétés, droit commercial et droit de l'environnement, elle a préalablement passé 4 ans en qualité de juriste dans des entreprises de dimension internationale. François Guitton, professeur Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure (ENS) de Lyon, il est titulaire d'une Maîtrise de Biologie Moléculaire & Cellulaire. Agrégé des Sciences de la Vie et de la Terre, il enseigne actuellement en Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles (CPGE), filière biologie et géologie (BCPST) en 2e année. Daniel Joutard, Fondateur de Aïny-Savoirs des peuples Daniel Joutard, diplômé de l'ESSEC a travaillé pendant plusieurs années avec des communautés autochtones tout en poursuivant une carrière de consultant en stratégie et organisation. Il a créé en 2006 Aïny une marque qui valorise les plantes utilisées par les chamanes du Pérou et d'Equateur dans des soins d'exception. Il enseigne le développement durable à l'université Paris Dauphine. Sylvie Lefranc, chargée de mission en fiscalité environnementale au MEEDM Diplômée de l'ENSAE, elle travaille depuis trois ans au Ministère de l'Ecologie sur les questions de fiscalité environnementale, et mène en collaboration avec la Commission Européenne et l'OCDE des travaux sur la réduction et la suppression des subventions dommageables à l'environnement. Stéphane Riot, consultant en développement durable et accompagnement du changement Fondateur de NoveTerra, ancien responsable du Développement Durable pour le groupe Vivendi, Stéphane accompagne les grands groupes internationaux sur la mise en place d'une stratégie durable et responsable. Son approche se focalise principalement sur le facteur humain pour accompagner les changements de comportements nécessaires des organisations et des individus. Marie Vandaele, coach A 41 ans, elle accompagne depuis des années les Humains pour les aider à prendre pleinement leur place et à fluidifier leurs relations aux autres. L'analogie avec le végétal est riche : "de quels nutriments ai-je besoin pour me développer", "quelle est ma mission sur cette terre",... EQUIPE OPERATIONNELLE L'équipe opérationnelle est constituée uniquement de bénévoles, dont les activités sont coordonnées par la directrice. Ils sont nombreux à donner un "coup de pousse" à l'association : ethno-botanique, montage vidéo, relecture de textes, retouches photos, diffusion d'information, etc. Merci à tous pour leur implication. Nathalie Frossard : Fondatrice et Directrice de l'associationDiplômée de l’ESSEC promo 97, elle travaille depuis dans le marketing et la communication. Après quelques belles années dans le milieu du marketing sportif, elle a souhaité mettre son expérience au service de la protection de l'environnement. Depuis 2007, tout en dirigeant Plante & Planète, elle effectue des missions auprès d'associations ou d'entreprises, toujours dans le secteur de la communication environnementale et responsable. Parallèlement à son expérience professionnelle, elle est passionnée de voyages et d'aventures. A 18 ans, elle partait seule en Chine sac au dos. En 2001, elle est partie de nouveau seule pour un tour du monde de 17 mois. Depuis, dès qu'elle en a l’occasion (pas assez souvent à son goût !), elle reprend son sac et continue son chemin initiatique ! Mon, 22 Feb 2010 15:44:44 +0100 Les partenaires http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=55 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=55 Pour mener à bien sa mission, Plante & Planète a besoin de nombreux partenaires, dans des domaines variés. L’association remercie de tout cœur ses partenaires, ainsi que les personnes qui ont soutenu le projet depuis le début et qui ont apporté leur aide : Patricia et Jacques Duchemin, Monsieur le Sénateur Charles Revet, les membres du réseau Emergence (spéciale dédicace pour Leïla Khallaf), Aurélia et Laureline pour les aspects juridiques, Sofia, Sylvie et Laurent pour la vidéo, et beaucoup d’autres ! PARTENAIRES FINANCIERS : Le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable, et de la Mer : Premier partenaire de Plante & Planète, c’est véritablement grâce à la subvention obtenue que l’aventure a pu démarrer. Ce partenariat s’inscrit dans la volonté du Ministère de sensibiliser le grand public aux enjeux environnementaux et à la biodiversité. www.developpement-durable.gouv.fr PARTENAIRES OPERATIONNELS: Vosges Développement a pour mission de favoriser le développement de l'économie montagnarde, dans le respect du patrimoine local et des acteurs de terrain. Cette association, intégrée depuis au Conseil Général, a beaucoup aidé Plante & Planète lors de la recherche sur l'Arnica. En plus d'avoir fourni de nombreux contacts grâce à leur réseau, ils ont aussi payé l'hébergement pour deux personnes (Chef de projet et photographe)lors de la mission dans les Vosges. Kim Graphik : Une designer graphique talentueuse, qui a réalisé le logo et le graphisme du site internet, toujours prête à donner un coup de pouce supplémentaire. www.kimgraphik.com Tintabule : une agence de communication sympathique, dynamique, pro et humaine, qui s'est occupé de la réalisation du site internet.www.tintabule.fr PARTENAIRES COUPS DE POUCE: AÏNY élabore et commercialise une gamme de cosmétiques biologiques et équitables. AÏNY permet de valoriser les plantes utilisées dans les rituels magiques et sacrés, en les respectant. Ils ont aidé Plante & Planète grâce à des contacts, sur la partie Amérique. www.ainy.fr Sat, 31 Oct 2009 17:54:59 +0100 Vous souhaitez vous associer au projet ? http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=56 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=56 Plante & Planète recherche d’autres partenaires pour mener à bien sa mission et ses projets : entreprises, fondations, institutions, diffuseurs pour l’exposition. Si vous souhaitez vous associer à un projet citoyen, et faire valoir votre engagement en interne comme dans votre communication institutionnelle, n’hésitez pas à nous contacter, nous serons ravis de venir vous présenter le projet en détail ! Contact : Nathalie Frossard tel 06.15.92.04.74 nathalie@planteetplanete.org Reconnue d’intérêt général, l’association peut faire bénéficier ses mécènes d’avantages fiscaux (réduction d’impôts sur les sociétés à hauteur de 60% du versement). Thu, 23 Oct 2008 16:03:58 +0200 L'Histoire http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=87 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=87 Plante & Planète est une association loi 1901 qui a été créée en février 2007. Nathalie, la fondatrice, est passionnée de voyage, et aime particulièrement aller à la rencontre des communautés traditionnelles. Lors d’un tour du monde de 17 mois dont elle est rentrée en 2003, elle s’est une fois de plus émerveillée de leur lien puissant avec leur environnement naturel. Elle s’est aussi souvenue de ces petits enfants africains qui avaient bien ri en réalisant qu’elle venait d’apprendre à quoi ressemblait un caféier. Quelque chose d’aussi courant dans son pays que le café, ne pas savoir d’où cela provenait ? Elle s’est alors rendu compte qu’il en était de même pour de nombreux produits de la vie quotidienne dans les pays industrialisés. Ce lien avec la nature, respecté, honoré dans de nombreuses communautés, nous l’avons peu à peu perdu. Et pire, au fur et à mesure de l’industrialisation, nous risquons d’en priver ceux qui l’ont conservé par nos excès et notre mode de vie. Pourtant, les plantes rendent au quotidien d’innombrables services à l’humanité : elles nous permettent de respirer, manger, nous vêtir, nous soigner, nous détendre,… Pas de vie humaine sans vie végétale ! L’envie d’agir a tout de suite germé, puis elle a mûri, pour aboutir en 2007 à la création de l’association Plante & Planète. Mon, 27 Oct 2008 15:30:45 +0100 La mission http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=88 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=88 La mission principale de Plante & Planète est de sensibiliser le grand public aux plantes menacées qui sont utilisées dans le cadre de coutumes traditionnelles par des campagnes d’information et des actions sur le terrain. Derrière cette mission s’en cache une autre plus généraliste : protéger le lien vital qui unit l’homme au végétal, et la biodiversité en général. Nous avons comme projet de réaliser une exposition sur ce thème, en étudiant une plante par continent, et en montrant l’étendue des coutumes utilisant les plantes : culinaires, médicinales, cosmétiques, rituelles, utilitaires,…. Pourquoi une plante par continent, alors que tellement sont menacées ? D’une part parce que ce n’est qu’un début, et d’autre part, parce que l’important, c’est l’état d’esprit ! Comme disait Ian Mac Millan, écologiste : "Ce qui compte dans la sauvegarde des condors et de leurs congénères, ce n’est pas tant que nous avons besoin des condors, mais que nous avons besoin des qualités humaines nécessaires pour les sauver. Car ce sont précisément celles-là même qu’il nous faut pour nous sauver nous-mêmes." A long terme, le but est également d’aider les communautés traditionnelles à trouver ou mettre en œuvre des solutions pour préserver leurs ressources. Sun, 26 Oct 2008 12:34:15 +0100 Liens amis http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=203 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=203 Liens environnement et biodiversité : http://biodiversite.typepad.fr http://www.nature-humaine.fr http://www.noeconservation.org http://la.cuisine-sauvage.org http://www.couplan.com http://www.patrickblandin.com/ Autres liens : http://www.kimgraphik.net (le blog d'Hélène, graphiste de Plante & Planète) http://www.kimgraphik.com (son site pro) www.tintabule.net (l'agence qui a réalisé le site) http://www.lereiki.com http://www.terredeconscience.org Sat, 19 Jun 2010 22:31:04 +0200 L'exposition http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=2 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=2 L'exposition Vital Végétal sera conçue comme un voyage à la rencontre de cinq plantes, une par continent, et des hommes qui l'utilisent. Ces plantes, choisies parce qu'elles sont menacées ou vulnérables, font face à des situations inédites au cours de leur développement sur la planète Terre. Le responsable: l'homme. La solution: l'homme. Et la beauté du lien vital qui l'unit à la vie végétale. Vital Végétal, à travers cinq exemples, vous fera (re)découvrir l'importance du végétal dans nos vies quotidiennes. Nous sommes encore actuellement dans la phase de préparation : une fois les cinq reportages terminés, nous pourrons préparer l’exposition. Si vous souhaitez recevoir des informations régulières sur l’avancement du projet, n’hésitez pas à nous laisser votre adresse e-mail dans le cadre "recevoir la newsletter". Si vous souhaitez nous aider, cliquez ici. Et si vous souhaitez devenir partenaire, contactez-nous pour que l'on vous présente plus en détail ce beau projet ! MERCI Sun, 26 Apr 2009 22:18:22 +0200 La presse en parle... http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=109 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=109 Cliquez sur l'image pour lire l'article ou écouter l'interview!. Interview sur Aligre fm 12 mai 2010 Wed, 12 May 2010 10:15:52 +0200 Les photographes http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=143 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=143 Dans le cadre de l'exposition, nous avons fait appel à des photographes locaux pour illustrer les reportages sur chaque plante. C'était important pour nous, pour avoir la vision éclairée d'un citoyen sur une plante et une coutume de son pays. Chacun son style, chacun son angle, la collaboration a été fructueuse ! Passons aux présentations...Daniel Silva est le photographe péruvien. Photographe indépendant depuis environ cinq ans après avoir travaillé pour plusieurs journaux péruviens, il a déjà gagné plusieurs récompenses internationales, comme le Visa d'Or de la presse quotidienne en 2004 et le Premier prix de la catégorie Sport du World Press Photo Contest 2005 pour son reportage sur l'équipe féminine de football de Churubamba. Il a à cœur de laisser un témoignage sur les trésors naturels et culturels de son pays. C'est d'ailleurs son grand point fort : ses photos sont impactantes car elles racontent des histoires ! www.danielsilvaimages.com C'est Sanjitpaal Singh qui a passé des heures derrière son objectif pour Plante & Planète en Malaisie. Sanjit ne conçoit pas de se promener dans la vie sans ses appareils. Dans le cadre de son travail de Directeur Artistique, il est amené à photographier tous types de sujets, mais c'est vraiment dans la nature qu'il s'épanouit. Ce qu'il aime avant tout travailler dans ses photos, c'est la composition. www.jitspics.com et sa nouvelle agence : www.fullcirclepix.com Hélène Le Héron a parcouru les Ballons des Vosges pour trouver l'Arnica. De formation artistique (arts appliqués puis multimédia et infographie) et coutumière de retouche photo, elle passe désormais derrière l'objectif afin de transmettre sa sensibilité dès la prise de vue. Un de ses principaux désirs en photographie: traduire la profondeur et la quintessence du vivant. www.kimgraphik.com ou www.kimgraphik.net Fri, 20 Aug 2010 11:11:03 +0200 Regards sur la biodiversité http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=267 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=267 L'association Plante & Planète a le plaisir de collaborer à l'exposition "Regards sur la biodiversité" L'exposition "Regards sur la biodiversité", organisée par la Ville de Paris au Parc de Bagatelle (Bois de Boulogne), du 28 mai au 31 octobre 2010, est l'occasion de découvrir une partie de l'exposition Vital Végétal conçue par l'association Plante & Planète. Plante & Planète y présente l'Arnica, le Palo Santo et le Chengal : ces 3 plantes servent de support à une meilleure compréhension des enjeux de la biodiversité et du lien de l'homme à son environnement. Pour en savoir plus, cliquez sur l'affiche ou sur le document pdf ci-dessous ! Mon, 31 May 2010 18:12:58 +0200 Planète Junior http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=3 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=3 Mon, 27 Oct 2008 15:12:44 +0100 P'tits curieux http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=21 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=21 Le concours de coloriage est terminé... Bravo aux artistes en herbe qui ont participé. Si vous le souhaitez, vous pouvez continuer à nous envoyer vos oeuvres inspirée du monde végétal : coloriages, dessins, collages... Nous les publierons dans cette rubrique. Tue, 01 Sep 2009 10:01:08 +0200 Espace collège http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=22 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=22 Nous cherchons à établir des partenariats avec des classes de collège, pour faire des élèves les ambassadeurs du message tout en respectant les programmes. Un grand nombre de matières peuvent être concernées: SVT, lettres, géographie, arts plastiques, musique,… Les IDD des classes de 5ème peuvent être un bon moyen de faire participer élèves et professeur à l'aventure Plante & Planète. Chaque classe aura un espace web dédié pour rendre compte de ses travaux. Si vous souhaitez en discuter avec nous, n'hésitez pas à nous contacter! Fri, 30 Oct 2009 16:52:23 +0100 Ateliers de sensibilisation http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=261 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=261 Nous proposons des ateliers de sensibilisation destiné aux écoliers comme à leurs aînés. En partant des documentaires réalisés sur les plantes, nous abordons de nombreux thèmes. Si cela vous intéresse, n'hésitez pas à nous contacter. Atelier "bois responsable" Voici quelques photos prises lors d'un atelier sur le bois responsable destiné à des élèves en CAP ébénisterie au Lycée Prony. Après la diffusion des films Palo Santo et Chengal, une présentation d'une demi-heure a permis d'aborder les enjeux liés à la forêt et à l'usage du bois. L'atelier s'est terminé par un temps de questions-réponses. Tue, 04 May 2010 22:01:36 +0200 Espace Bien-être http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=4 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=4 Parce que, nous le savons, le lien avec la nature est source d’harmonie : les bienfaits d’une promenade en forêt, le réconfort d’une tisane, la beauté d’une rose... Parce que Plante & Planète se donne pour mission de renouer le lien vital entre l'homme et le végétal, et que cela passe aussi par le plaisir et le bien-être. Nous souhaitons développer cette page bien-être vous proposant des recettes de cuisine, des jeux, des lectures pour aller plus loin, des relaxations guidées... Vous souhaitez proposer des éléments à intégrer sur cette page ? Contactez nous à l'adresse bonjour@planteetplanete.org. Merci ! Fri, 03 Jul 2009 10:23:06 +0200 Tirez une carte... http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=23 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=23 La nature est vaste, et "habitée". Vous en doutez ? Pourtant, depuis la nuit des temps, des contes et légendes de toutes les traditions nous donnent leur version des esprits de la nature. Plante & Planète s'intéresse aux végétaux, aux coutumes traditionnelles, et donc forcément en élargissant un peu, nous nous intéressons aux esprits de la nature. Ils ont des messages à vous transmettre ! Tirez une carte, et vous connaîtrez votre message du moment. Et merci aux Editions du Souffle d'Or pour nous avoir permis d'utiliser ce jeu. Sat, 25 Apr 2009 19:39:08 +0200 Le coin lecture http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=94 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=94 Voici quelques livres qui nous ont plu et inspirés sur cette thématique du bien-être, des plantes, et du lien entre l'homme et les végétaux. - un botaniste "branché" : Jean-Marie Pelt est une référence incontournable. Son dernier livre, Nature et Spiritualité, aux éditions Fayard, est comme le dit son éditeur "un puissant témoignage d'espérance", forcément, on aime !Tous ses autres livres aussi d'ailleurs ! - Plaidoyer pour l'arbre, du célèbre botaniste Francis Hallé, lui aussi "branché". L'arbre y est envisagé sous son aspect structurel, mais aussi comme héritage de l'humanité... - Ecopsychologie pratique et rituels pour la Terre, de Joanna Macy et Molly Young Brown. Leur accroche : "retrouver un lien vivant avec la nature". On est d'accord, et leur concept d'inconscient écologique est intéressant. - Celle qui plante les arbres, de Wangari Maathai. L'histoire d'une petite paysanne kenyanne devenue biologiste, puis Prix Nobel de la Paix en 2004 pour ses actions contre la déforestation. Un plaidoyer pour l'action d'une militante qui ne renonce jamais. - Pour mieux comprendre le lien de cause à effet entre pesticides, pollution et extinction d'espèces, nous vous suggérons le bestseller Printemps silencieux de Rachel Carlson. Ce livre, sorti en 1962, est malheureusement toujours d'actualité. - une bonne lecture que nous recommandons vivement, c'est la Lettre Nature Humaine. Gratuite, vous pouvez la télécharger sur www.nature-humaine.fr/archives. C'est intelligent et très accessible. Et surtout l'état d'esprit est vraiment en phase avec le nôtre. Vous voulez nous recommander des livres ? N'hésitez pas à nous envoyer vos suggestions : bonjour@planteetplanete.org Merci et bonne lecture ! . Fri, 03 Jul 2009 10:34:43 +0200 Arnica montana et Bio Music 6 en 1 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=222 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=222 Arnica Montana 1 et Arnica Montana 2 ne sont pas des sous-variétés étranges de notre fleur préférée, ce sont des albums de Bio Music 6 en 1 ! La Bio Music 6 en 1 est un procédé exclusif aux fréquences bénéfiques pour tous les organismes vivants et notre environnement, y compris, bien entendu, les plantes. Elle est incorporée dans des CDs de musique qui se veulent donc à la fois des oeuvres artistiques et de véritables outils de bien-être (anti-stress, anti-pollution électromagnétique, ré-équilibrants de l'organisme, revitalisants de l'eau et purifiants de l'air). Ce procédé de traitement des vibrations met en cohérence des champs de fréquences audibles et non-audibles pour envoyer une information positive et revitalisante. Les effets bénéfiques de la Bio Music 6 en 1 ont été démontrés scientifiquement, notamment par les laboratoires de Masaru Emoto. N'hésitez pas à visiter leur site Internet pour en savoir plus. Les créateurs de la Bio Music 6 en 1 nous ont donné l'autorisation d'utiliser des extraits de l'album Arnica Montana 2 pour le site internet, et pour le film sur l'Arnica (merci !). Ils nous ont aussi proposé un partenariat bénéfique pour tous : si l'achat de CD vous intéresse (Arnica Montana, mais aussi Monte Cristo ou Kinema...), en rentrant le code "planteetplanete" ou en cliquant sur le lien ci-dessous, vous obtiendrez 15% de remise sur vos achats, et Plante & Planète touchera une commission. http://www.biomusic-6in1.net?affiliate=planteetplanete Alors n'hésitez pas : faites-vous du bien tout en soutenant l'action de l'association ! Merci, et bonne écoute de Bio Music. Thu, 10 Dec 2009 11:04:46 +0100 Les Philtres des 4 Saisons http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=262 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=262 Les végétaux nous offrent leurs bienfaits au quotidien. Fleurs, arbres, herbes, ils se mettent en quatre pour nous apporter un bien-être physique et mental. C'est ainsi que sont nés "Les Philtres des 4 Saisons", breuvages magiques destinés à inspirer l'amour... de la Nature ! "Les Philtres des 4 Saisons" sont vendus en sachet vrac de 70g à 10 € pièce, au profit de l’association Plante & Planète pour l’aider dans ses activités de sensibilisation et d’éducation à l’environnement. Pour commander, imprimez ou recopier le bon de commande ci-dessous.Philtre de Printemps – Réveil Au printemps, la nature s'éveille, la sève monte, les bourgeons éclosent. Le Philtre de Printemps stimule votre dynamisme et votre vitalité naturelle à tout moment de la journée pour retrouver cette énergie de vie. Composition: sarriette, pissenlit*, primevère*, salsepareille*, cassis, prêle*, bouleau. Philtre d'Eté – Epanouissement Chaleur, nature foisonnante, fruits gorgés de soleil, c'est l'été ! Le Philtre d'Eté vous aide à retrouver cette sensation d'épanouissement, de contentement, de plénitude. Vous rayonnez ! Composition : thym, menthe poivrée, cardamome blanche*, réglisse*, gingembre gris, hibiscus karkade, badiane. Philtre d'Automne – Transition Saison de transition, l'automne prépare au changement, à tourner une page. En "cure détox" ou en usage quotidien, le Philtre d'Automne vous aide à purifier votre corps et votre esprit pour recommencer "à neuf". Composition : aspérule odor.*, bardane*, sureau, chiendent*, fumeterre*, lavande*, souci*.Philtre d'Hiver - Contemplation En hiver, la nature se régénère. On dit parfois qu'elle s'endort... Comme un soir d'hiver, au coin du feu, quand l'esprit se laisse aller et le corps doucement s'engourdit. A savourer avant de dormir ou pour trouver la sérénité, le Philtre d'Hiver vous amène vers cet état calme et contemplatif. Composition : houblon*, valériane*, coquelicot*, mélisse*, lotier*, mélilot jaune*, passiflore*.Des formules vertueuses : Ces formulations ont été conçues par le Dr Jean-Louis Garillon N.M.D., homéo-naturopathe et spagyriste, qui a parcouru le monde pendant plus de 30 ans au service de la Santé. "Chaque Philtre est composé de 7 ingrédients en synergie, avec des racines, des feuilles ou des tiges, des fleurs ou des fruits, en correspondance avec les 3 pôles fonctionnels de l'humain, selon une conception alchimique de la Tradition ou plus récemment dans la vision anthroposophique : - Pôle céphalique = cerveau + organes sensoriels, - Pôle rythmique = coeur + poumons - Pôle métabolique = uro-génital + intestins De plus, chaque mélange végétal dégage une "ambiance" ("aura") et une "vertu" que chacun peut ressentir différemment en fonction de sa sensibilité ou de son vécu du moment. " Conseils d'utilisation : Les Philtres des 4 Saisons peuvent être consommés en cure ou à tout moment de la journée, avec ou sans sucre, miel ou stévia. Pour préparer un Philtre, faire chauffer l'eau et quand elle commence à bouillir, coupez la source de chaleur. Mettez environ une pincée du Philtre choisi par tasse et laissez infuser entre 5 et 10 minutes, si possible avec un couvercle. Puis filtrez, et laissez-vous emporter par la magie des plantes... Consommés avec modération, ces breuvages naturels ne comportent aucune contre-indication majeure avec tout traitement médical ni avec tout état de santé (grossesse, allaitement) ou de maladie. En cas de doute, consultez votre pharmacien. Les plantes sont contrôlées en laboratoire, et sauvages ou issues de l'agriculture biologique. * : indique les plantes fournies par l'herboristerie Bardou (www.herboristeriebardou.com.fr). Le mot de Kim-e-sens, la graphiste qui a travaillé bénévolement à créer un univers magique et coloré pour Les Philtres des 4 Saisons : "J'ai beaucoup aimé jouer à partir de palettes de couleurs relatives à chacune des saisons, en cherchant des compositions simples nous plongeant dans l'univers de la Nature. Je souhaitais, par le jeu de textures, renforcer l'impression de richesse que la nature met à notre disposition." (www.kimgraphik.com) MERCI AU DR GARILLON POUR LES COMPOSITIONS, KIM-E-SENS POUR LE DESIGN DES ETIQUETTES, ET IDEALE PROD POUR L'IMPRESSION DES ETIQUETTES ! N'hésitez pas à nous envoyer vos témoignages...Pour commander, imprimez ou recopiez le bon de commande ci-joint (cliquez sur l'image). Les envois des commandes sont faits une fois par semaine. N'hésitez pas à nous contacter pour toute question. Tue, 17 Aug 2010 14:14:32 +0200 Contact http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=6 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=6 Pour contacter Plante & Planète, le mieux est de nous envoyer un e-mail : bonjour@planteetplanete.org Coordonnées de l'association : Plante & Planète 134 rue de Charenton 75012 Paris Tel : 09 54 72 08 84 Pour rester en contact, n'hésitez pas à vous inscrire à notre newsletter ! Pour voir les anciennes newsletters, cliquez ici. Et si vous souhaitez nous aider, vous pouvez consulter la page : Je veux aider Plante & Planète. Merci d'avance ! Fri, 15 May 2009 18:34:50 +0200 Le Nkumu au Gabon http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=7 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=7 Petite liane de sous-bois à feuilles comestibles, le nkumu est une source très appréciable de protéines pour les populations d'Afrique Centrale. Les gestes hypnotiques des coupeuses de nkumu sur les marchés perpétuent une tradition vieille de plusieurs siècles. Au Gabon, seules certaines ethnies en consomment. Mais surexploitée, elle se fait rare partout dans son milieu d'origine, et certains pays comme le Nigéria et les Républiques du Congo en ressentent déjà les effets. Pourtant, ce légume-feuille est indispensable pour préserver un bon équilibre alimentaire, dans des régions où la viande et le poisson ne sont pas toujours accessibles. Il est donc important de mettre en place des méthodes de protection... et de multiplication ! Note : Nkumu est le nom employé au Gabon. Dans le reste de l'Afrique Centrale, le Gnetum est aussi connu sous le nom de koko, ou encore okok, fumbua, ou eru. Sat, 21 Aug 2010 11:44:41 +0200 La plante http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=18 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=18 Gnetum africanum Noms communs : nkumu, kumbu, koko, okok, eru, fumbua, mfumbu, okasi. De nombreux noms en fonction des dialectes et des ethnies. Cette plante appartient à la famille des Gnétacées. En Afrique, il n'existe que deux espèces très proches, Gnetum africanum et Gnetum buchholzianum. Elles ne peuvent être distinguées avec certitude que par l'examen des fleurs des individus mâles. Au Gabon, plusieurs "variétés" sont proposées sur les marchés, en fonction de la dureté des feuilles et de leur goût : nkumu kumu, nkumu kandje (ou ondje), nkumu libi, nkumu tabac, nkumu kouere. A priori ce sont toutes du Gnetum africanum. Le Nkumu est une liane sarmenteuse, des sous-bois de la forêt tropicale humide. Elle comprend : - un axe principal, doté de feuilles assimilatrices qui lui permettent de croître jusqu'à un point d'appui. Elle va alors émettre un rameau volubile. L'axe principal ne dépasse pas 30cm, et il disparaît au bout de 6 à 7 ans, laissant uniquement le rameau volubile. - le rameau volubile, qui s'enroule autour de son support, pouvant atteindre des dizaines de mètres de longueur. Il est muni de feuilles écailleuses. A leur aisselle se développent des bourgeons qui vont donner les rameaux dressés. - les rameaux dressés produisent des feuilles assimilatrices. Ce sont celles qui sont récoltées et consommées. Les rameaux dressés ne dépassent pas 40 cm. Dans certains cas, le rameau dressé peut se transformer en rameau volubile. Les feuilles sont opposées décussées, parfois en verticilles de 3, simples. Pas de stipules. Le pétiole fait jusqu'à 1 cm de long, canaliculé au-dessus. Les Gnetum sont considérés comme des espèces particulières par les botanistes car elles font le lien entre les gymnospermes et les angiospermes. Elles ressemblent beaucoup à des plantes à fleurs dicotylédones (avec leurs feuilles opposées à nervation en réseau et leurs graines ressemblant à des cerises), mais ce sont en fait des gymnospermes. Elles existent à l'état sauvage dans toute la sous-région d'Afrique Centrale. Leur aire de répartition géographique s'étend depuis le Nigéria, le Cameroun, La République Centrafricaine, le Gabon, la République du Congo (Congo Brazzaville), la République Démocratique du Congo, jusqu'en Angola. On peut trouver le Nkumu dans la forêt humide du niveau de la mer jusqu'à 1200 m d'altitude et il lui faut une pluviométrie annuelle d'environ 3000 mm. On le trouve habituellement aux côtés d'autres plantes grimpantes sur des arbres des strates moyennes et inférieures, formant souvent des fourrés. Gnetum africanum est principalement présent à la périphérie de la forêt primaire et dans les forêts secondaires. Aujourd'hui, il est plus commun que Gnetum buchholzianum, qui est surtout présent dans les forêts primaires. La composition des feuilles de Nkumu est son principal intérêt pour l'homme. En effet, la teneur en protéines est particulièrement élevée, ce qui en fait un légume de choix. Selon Mialoundama (2000), les feuilles de Gnetum africanum du Congo présentent par 100 g de matière sèche la composition suivante : 70 g d'hydrates de carbone dont 40 g de cellulose, 16,5 g de protéines, 6 g de lipides, et 7 g de cendres. Tous les huit acides aminés essentiels sont présents dans le Nkumu. La teneur en acides aminés essentiels par 100 g de matière sèche est: 0,7 g d’isoleucine, 1,3 g de leucine, 0,8 g de lysine, 0,2 g de méthionine, 1,0 g de phénylanaline, 0,8 g de thréonine, 0,2 g de tryptophane et 0,9 g de valine. D'après Mialoundama, les analyses d'échantillons de Gnetum africanum provenant de différents pays sont similaires. Sources : - Enquête de terrain juin-juillet 2010 - Schippers, R.R. & Besong, M.T., 2004. Gnetum africanum Welw. [Internet] Fiche de Protabase. Grubben, G.J.H. & Denton, O.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. - "Le koko ou mfumbu", sous la direction de F Mialoundama, édition l'Harmattan, collection Etudes Africaines. Mon, 16 Aug 2010 10:49:53 +0200 Ses usages http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=20 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=20 Le Gnetum est un aliment courant dans toute l'Afrique Centrale. Et comme a dit une habitante de Franceville, au Gabon, approuvée par ses amies : "si je n'ai pas mangé du Nkumu de la journée, j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose !". Peut-être sa ration de protéines ? Les femmes jouent un rôle majeur dans le circuit du Gnetum, de la forêt jusqu'à la table. Comment les feuilles sont-elles récoltées ? Puis préparées ? Quels sont les autres usages et croyances locales autour de cette plante ? Le Gnetum est une plante spontanée, un légume-feuille qui n'est pas cultivé, mais récolté en forêt. Les femmes savent où le trouver ! Elles le cueillent soit pour nourrir leur famille, soit pour le vendre et obtenir un revenu de complément. C’est une activité non déclarée pourtant très importante dans l’économie locale et familiale. Quand les femmes partent en forêt, elles cueillent les rameaux feuillus, ou encore des tiges entières quand il s'agit de le vendre. Les méthodes de cueillette varient, de la plus durable, à la plus destructrice qui consiste à arracher la liane entière à partir de la racine et à couper l'arbre sur lequel la liane s'enroule. Les femmes apportent ensuite leur récolte à des points de collecte, ou la vendent à des commerçants qui passent les prendre au village et les transportent (par pick-up, camion, train ou autres véhicules) pour la vente locale ou l'export. Une sélection est faite d'après la taille et la texture des feuilles, et est principalement déterminée par les espèces. Pour la vente locale, les commerçants déchargent les gros sacs de Nkumu là où d'autres femmes attendent les arrivages pour ensuite les vendre au détail sur les marchés locaux. Les feuilles sont émincées avant d'être revendues. A Franceville, au Gabon, dans la principale région où le Nkumu est consommé, les détaillantes achètent un tas de feuilles 200 FCFA (0,30 €). Elles le coupent ensuite en très fines lanières, et revendent un tas de feuilles émincées à 200 FCFA également. Un tas de feuilles entières correspond à 6 ou 7 tas de feuilles émincées. L'éminçage du Nkumu est un geste que toutes les femmes apprennent au village dès le plus jeune âge, en voyant leur mère, leur grand-mère et les autres femmes le faire. Que ce soit pour la consommation personnelle ou pour être vendu, le Nkumu se consomme uniquement sous cette forme! Au Gabon, le Nkumu est très marqué ethniquement : seuls une vingtaine de groupes ethniques en consomment (sur les 56 existants), parmi lesquels les Obamba et les Batéké dans le Sud-Ouest du pays. Et ceux qui en consomment le font en grande quantité. C'est un élément indispensable du régime alimentaire, et d'une grande importance dans l'équilibre nutritionnel des populations, en particulier par son apport en acides aminés et en minéraux. Cet aliment semble particulièrement intéressant dans les régions où la viande est souvent un luxe. En effet, le déficit protéique de la ration alimentaire est l'un des problèmes nutritionnels les plus fréquents en Afrique. Le Nkumu accompagne tous types de mets : viande, poisson fumé (sardine fumée,...), crevettes fumées, chenilles, criquets. Ou encore se suffit à lui-même, bien cuisiné dans de l'huile ou de la pâte d'arachide. Dans les villages, les femmes préparent souvent le Nkumu ofula, ou okula, avec du "sel indigène". Il s'agit de cendres mouillées et filtrées. Le substrat recueilli est ensuite séché au soleil jusqu'à cristallisation, et donne un goût salé aux aliments. Le Nkumu se prépare très facilement et rapidement. "Un plat pour les paresseuses" a même dit Evoli, une habitante de Franceville. Mais quand on voit les préparations des femmes du village, on se dit que ce n'est pas tout à fait vrai ! En fait, si le plat peut être élaboré, il est vrai que le Nkumu n'est plongé dans la casserole qu'à la fin de la préparation, et qu'il ne doit pas cuire plus de trois ou quatre minutes, pour rester bien vert. Dans d'autres pays, certaines ethnies attendent plus longtemps et le consomment "rouge" (bien cuit). Tout dépend des goûts et des habitudes culturelles. Petite recette pour préparer le Nkumu aux sardines fumées et à la pâte d'arachide : - dans une casserole, faire bouillir deux litres d'eau, avec de l'huile d'arachide (20 cl environ), et un cube de bouillon. Vous pouvez ajouter un oignon émincé. - après quelques minutes, verser un sachet de pâte d'arachide (environ 300g) ; Attendre au moins vingt minutes. - ajouter la sardine fumée dépiautée (poids en fonction de vos moyens), puis attendre encore quelques minutes - Selon votre envie, ajouter des champignons, d'autres légumes comme du gombo,... - Quand cela paraît prêt, plonger un tas de Nkumu dans la préparation, remuer et laisser cuire 3 ou 4 minutes, puis retirer du feu et servir ! Le Nkumu est donc une plante largement récoltée pour un usage alimentaire. Mais comme de nombreuses plantes locales, elle a aussi des vertus thérapeutiques. Les usages énumérés ci-dessous ont été recueillis auprès de Gabonais, villageois, médecins traditionnels, ethno-botanistes (juillet 2010). Elle n'est pas exhaustive ! Voici donc les affections soignées par le Gnetum : - coliques du nourrisson : plusieurs méthodes sont utilisées. Les feuilles de Nkumu sont mises à tremper une nuit dans un biberon, puis retirées le lendemain, et cette eau est donnée au bébé affecté. Une personne nous a même indiqué que dans son village, la coutume consistait à laisser pourrir les feuilles dans l'eau, avant de donner cette eau au nourrisson. Une autre recette consiste à piler ou écraser les feuilles puis les frotter sur le ventre de l'enfant. - énurésie des jeunes enfants : la liane, dont les feuilles ont été enlevées, est attachée à la taille de l'enfant, qui la porte constamment. Quand la liane se rompt naturellement (en 3 à 7 semaines), le problème devrait avoir disparu. Si le mal persiste on réitère l'opération avec une liane fraîche. - cicatrisation : Les feuilles sont écrasées et le jus récolté est étalé sur la coupure ou la blessure. Ou toute la pâte ainsi fabriquée est appliquée sur la blessure. - constipation : en elles-mêmes, les feuilles de Gnetum sont un bon régulateur de métabolisme ! - maux de ventre: Faire bouillir des feuilles de Nkumu, laisser tiédir, et filtrer. A l'aide d'une pompe, injecter le liquide tiède dans le rectum. - maladies rénales et maladies de la rate : la méthode ne nous a pas été révélée. A priori, ce serait un mélange de plusieurs plantes dont le Nkumu serait l'ingrédient principal. - rhumatismes ou douleurs physiques : Des feuilles sont mises à chauffer puis appliquées en cataplasme. - accouchement : Le Nkumu a la réputation de faciliter l'accouchement, soit en le frottant sur le ventre de la parturiente, soit en prenant une tisane de la liane uniquement (sans les feuilles). Dans l'Ogooué-lolo, une autre recette permet de "laver le ventre" après l'accouchement. Le Nkumu est alors préparé avec l'"aubergine amère". - infection oculaire : Pour soigner une infection oculaire, des feuilles de Nkumu sont mises à bouillir dans une marmite, le malade se met au-dessus de la marmite et se recouvre d'un linge, puis il ouvre les yeux pour laisser la vapeur nettoyer l'œil. - ivresse : mâcher des feuilles de Nkumu permettrait de diminuer les effets de l'alcool sur l'organisme. D'autres affections sont citées mais les méthodes ne sont pas détaillées : hémorroïdes, hypertension, mycoses, furoncles, maux de gorge,... Les usages médico-magiques du Nkumu sont également importants, notamment pour les populations Batéké . Dans le cadre d'un rituel, par exemple lors d'une initiation, le Nkumu permettrait d'enlever les mauvais sorts. Par ailleurs, dans la tradition Téké, des histoires circulent sur les pouvoirs du génie de la plante. En effet, on raconte des histoires de villageoises perdues en forêt, qui après deux ou trois jours retrouvent leur chemin et apparaissent nues, avec des lianes de Nkumu autour du cou. Après cet épisode, elles ne peuvent plus manger de Nkumu. Il s'agirait d'un pacte avec le génie du Nkumu qui les aurait sauvées. De la même manière, des témoignages font état de personnes dans le coma, qui à leur réveil ne peuvent plus manger de Nkumu. Il s'agirait là encore d’un pacte. Si ces témoignages ont été recueillis au Gabon, une étude ethno-botanique plus approfondie a été menée au Congo, et a recensé 42 vertus médicinales, dont 38 d'ordre thérapeutique et 4 d'ordre médico-magique. Le Nkumu est donc une plante indispensable dans le régime alimentaire local, mais aussi une plante thérapeutique qui s'inscrit dans le patrimoine végétal et culturel de l'Afrique Centrale. Il paraît impensable aujourd'hui que ces populations se privent d'une telle ressource. Et pourtant, le Nkumu est menacé. Pourquoi ? Comment protéger cette plante ? Sources : - enquête de terrain juin-juillet 2010 - Schippers, R.R. & Besong, M.T., 2004. Gnetum africanum Welw. [Internet] Fiche de Protabase. Grubben, G.J.H. & Denton, O.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. - "Le koko ou mfumbu", sous la direction de F Mialoundama, édition l’Harmattan, collection Etudes Africaines Mon, 16 Aug 2010 10:48:49 +0200 Les menaces http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=79 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=79 Dans de nombreuses régions des forêts tropicales, les besoins alimentaires quotidiens sont souvent satisfaits par la forêt. Les produits végétaux, comme le Nkumu, contribuent à la sécurité alimentaire des populations. Et pourtant, des villageois qui autrefois cueillaient ce légume-feuille dans les forêts bordant leur village doivent maintenant faire des kilomètres pour en trouver, ou l'acheter au marché. La plante se raréfie dans toute l'Afrique Centrale. Quelles sont donc les menaces qui pèsent sur le Nkumu ? D'une part, les méthodes de cueillette sont pointées du doigt. Pour faire les paquets qui seront ensuite vendus, les récolteurs ne se contentent pas des feuilles mais tirent toute la liane, souvent en arrachant la racine. Et ce déracinement contribue à la disparition progressive de l'espèce, puisqu'elle ne peut pas se régénérer au même rythme qu'elle est exploitée. Parfois, ils coupent aussi le support, l'arbre, pour pouvoir tirer toute la liane au maximum. De plus, les jeunes feuilles, les feuilles assimilatrices qui permettent la croissance de la plante, se vendent bien sur les marchés, et sont donc récoltées en priorité alors qu'il serait bien justement de faire l'inverse... D'ailleurs, le problème viendrait surtout des personnes qui récoltent le Nkumu pour en faire le commerce, surtout quand elles viennent de la ville, et qu'elles reviennent dans les villages. D'après certains témoignages, au sein des communautés villageoises, les cueilleuses alternent les lieux de récolte afin de laisser à la liane le temps de repousser, tout au long de l'année il y a une sorte de gestion naturelle des zones de cueillette. Mais lorsque les personnes viennent de la ville, elles cueillent le Nkumu là où elles le trouvent, sans respecter cette "gestion villageoise". C'est ainsi que petit à petit, le Nkumu ne peut pas se régénérer entre deux cueillettes, il disparaît et il faut le chercher de plus en plus loin. Il en va de même lorsque le Nkumu est récolté pour être vendu, car alors les quantités récoltées sont bien supérieures à la consommation habituelle des familles. Il n'y a actuellement aucune consigne sur les méthodes de récolte "durable", et aucune réglementation, même dans les Parcs Nationaux (au Gabon, une large partie du pays est classée en Parcs Nationaux)ou dans les concessions forestières dites "sous développement durable". Cette dénomination concerne uniquement le bois et les méthodes d'exploitation du bois, et non les PFNL (Produits Forestiers Non Ligneux*). Et les concessionnaires forestiers n'ont aucun moyen de garantir que, hormis le bois, les produits de la forêt soient récoltés avec des méthodes garantissant la régénération des espèces. Le Gnetum est une plante spontanée, sauvage. Il n'est pas cultivé actuellement, mais on assiste à une exploitation massive des populations naturelles restantes, qui ont presque disparu au Nigeria et deviennent rares au Cameroun, dans les deux Congos, au Gabon et en Centrafrique. Si la majeure partie du Nkumu est consommée localement, les échanges commerciaux s'intensifient depuis quelques années. Des études (Chevalier, 1951) montrent que le commerce des feuilles de Gnetum se pratiquait déjà dans les années 1950 sur les marchés d'Afrique Centrale. Aujourd'hui, ce sont les échanges internationaux qui expliquent en grande partie la surexploitation du Nkumu. C'est un produit qui se vend bien, une source non négligeable de revenus dans l'économie familiale. Pour certains villageois, c'est ce qui va permettre d'envoyer les enfants à l'école. Alors puisque la demande existe, il faut la satisfaire, peu importe le coût écologique ! Certains rapports indiquent que le Nigéria importe massivement le Gnetum venu tout d’abord du Cameroun, puis de Centrafrique et du Gabon, puis que la Nigéria exporte vers l'Europe et les Etats-Unis pour satisfaire la demande des communautés africaines installées dans ces pays. Mais il y a une certaine confusion, puisqu'en France notamment, mais dans les autres pays européens, le Gnetum vendu proviendrait du Congo et du Cameroun. Localement, au Gabon, il a été difficile d'obtenir de l'information : dans la région du Haut Ogooué, à Franceville, les vendeurs pensent que beaucoup de Nkumu vient du Congo voisin. D'autres disent que le Gabon exporte son Nkumu vers le Congo. Il y a sans doute du vrai dans chaque affirmation, mais aucune allégation ne peut être certifiée sans une étude plus poussée. C'est d'ailleurs le seul point sur lequel les avis se rejoignent : il y a un grand manque de données sur ce commerce informel, sur la valeur et le volume commercialisés et échangés des feuilles de Nkumu. Sans ces données et sans pouvoir faire un état des lieux de la situation, comment l'améliorer ? Le manque d'information est un problème global sur cette plante. Le Professeur Mialoundama, un chercheur qui a beaucoup travaillé sur le sujet, a regretté que la biologie traitant du cycle de vie, de la germination et de la reproduction d'une façon générale du Gnetum ait bénéficié de peu de travaux. Jusqu'à présent, il n'y avait pas vraiment de coordination entre tous les chercheurs de la sous-région qui travaillent sur le sujet. Les efforts sont dispersés et du coup, il n'a pas encore été possible de mettre en commun toutes les avancées individuelles sur la compréhension de cette plante à tous les niveaux : botanique, sociologique, économique. Par ailleurs, pour les budgets de recherche et d'action, que ce soit pour les chercheurs, les administratifs ou les ONG, le Nkumu, plante menacée à moyen ou long terme, est en "concurrence" avec des espèces animales ou végétales emblématiques, menacées elles à court terme, et qui demandent des efforts conséquents maintenant ! Mais l'intérêt croissant pour les PFNL (Produits Forestiers Non Ligneux*) porte la promesse qu'il n'y ait plus une telle concurrence mais que ces sujets soient traités conjointement. Il existe des solutions faciles à mettre en place, et d'autres qui demanderont en effet du temps et des moyens, pour commencer à préserver cette plante garante d'une certaine sécurité alimentaire ! * PFNL : tous les biens et services, différents du bois d'oeuvre et ses dérivés, fournis par la forêt ou d'autres écosystèmes ayant des fonctions similaires tels que les jardins de case, les vergers villageois et d'autres systèmes agroforestiers. Sources : - enquête de terrain juin-juillet 2010 - Schippers, R.R. & Besong, M.T., 2004. Gnetum africanum Welw. [Internet] Fiche de Protabase. Grubben, G.J.H. & Denton, O.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. - "Le koko ou mfumbu", sous la direction de F Mialoundama, édition l’Harmattan, collection Etudes Africaines Sun, 29 Aug 2010 21:24:29 +0200 Carnet de Voyage http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=275 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=275 Un mois sur place... Découvrez jour après jour le récit du voyage effectué par Nathalie à la recherche d'informations sur le Nkumu ! Tue, 03 Aug 2010 20:44:34 +0200 Des solutions http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=315 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=315 Si le Gnetum africanum est menacé en Afrique Centrale, il n'est pas souhaitable d'interdire sa récolte, même si certains pays ont dû s'y résoudre. En effet, c'est une source vitale de protéines pour certains africains, et la garante de l'équilibre alimentaire pour d'autres. Il est donc au contraire préférable de préserver ce qui existe, et de développer sa production. Voici quelques exemples de solutions pour préserver ce patrimoine végétal. Tout d'abord, il serait bon d'encourager les récolteuses, venues des villes ou des villages, à pratiquer des méthodes de cueillette durables. Certaines le font déjà spontanément, quand la transmission des gestes de mère en fille depuis des générations s'est faite dans le respect de l'environnement immédiat. Pour garantir la régénération de la plante, il faut d'une part éviter de déraciner la liane, d'autre part prélever uniquement les feuilles, et enfin, si possible, laisser sur la liane les jeunes feuilles, celles qui assurent la croissance. Après une récolte raisonnée, de nouvelles pousses peuvent se développer là où la tige a été coupée ou là où les pousses latérales ont été enlevées. Des observations préliminaires indiquent qu'on peut effectuer 3–4 récoltes par an, permettant encore une repousse substantielle. La deuxième solution pour préserver le Nkumu, qui demandera peut-être plus de temps à mettre en place, et qui pourtant est actuellement indispensable, est sa domestication et sa mise en culture. Actuellement, des essais de domestication sont en cours. Le Cameroun a été pionnier dans ce domaine, mais chaque pays doit faire des essais pour voir ce qui conviendrait le mieux à son sol et à ses méthodes culturales. Dans des essais au Cameroun, la multiplication par graines s'est révélée difficile car la graine ne germe pas facilement, et la germination prend un an ou plus. On suppose que les graines nécessitent un prétraitement, comme par exemple de traverser les intestins d'un oiseau ou d'autres animaux avant de germer. De plus, on ne trouve habituellement les graines que dans la canopée des arbres. La collecte des graines est loin d'être facile, autre raison pour laquelle le Nkumu n'est pratiquement pas cultivé. Le taux de réussite de la multiplication par graine est donc très bas. Des méthodes de multiplication végétative utilisant des boutures de tiges feuillées ont récemment été mises au point. Des planches de pépinière situées à l'ombre et composées de sciure bien décomposée ou de sable fin de rivière peuvent être utilisées pour la multiplication. La bouture avec feuilles et surtout celles qui en ont deux ou trois conviennent le mieux. Un facteur de réussite du bouturage est la présence de feuilles assimilatrices sur la bouture. Au Gabon, des essais sont en cours, et les chercheurs espèrent aboutir à la création d'un protocole de mise en culture d'ici la fin de l'année. Une fois ce protocole créé, il sera alors plus facile de le proposer et de le diffuser à la population. Certains villageois ont déjà tenté de domestiquer le Nkumu. Par exemple, lorsqu'ils débroussaillent un coin de forêt pour créer une nouvelle plantation de manioc, ils vont conserver les jeunes lianes de Nkumu au sol, et leur fournir un support, en attendant de pouvoir se servir des plants de manioc comme tuteur pour permettre à la liane de grimper. Utiliser les plantations commerciales comme tuteur pour les lianes de Nkumu fera certainement partie du protocole à venir ! Pour la domestication de cette plante, les chercheurs insistent d'abord sur la maîtrise des modes de reproduction. Les programmes d'amélioration (sélection des espèces les plus robustes, surdimensionnement des surfaces foliaires, réduction du cycle de vie etc.) se dessineront par la suite. Pour de nombreux observateurs, les programmes d'amélioration n'auront même pas lieu d'être, puisque la variété de Gnetum qui sera plantée sera celle qui se trouvera à l'état sauvage à proximité du lieu de culture, afin de garder une cohérence dans l'écosystème, et de maintenir une bonne variabilité de l'espèce cultivée. Cette diversité permettrait d'éviter les problèmes qui se posent actuellement sur d'autres légumes cultivés. La diversité génétique rencontrée sur le terrain est considérable, et c'est une grande richesse pour chaque pays de pouvoir compter dessus. Là encore, les chercheurs des différents pays devraient coordonner leurs actions pour pouvoir constituer une base de données génétiques. Cette coordination, et la création de groupes de travail, est d'ailleurs en cours. L'intérêt pour les PFNL (Produits Forestiers Non Ligneux*) a incité la FAO et d'autres organismes à commanditer des études sur les PFNL dont la valorisation aurait le meilleur impact pour les populations locales d'Afrique Centrale. Si le safou est arrivé en premier, le Gnetum est arrivé en deuxième. Cela garantit des retombées : crédits pour conduire des études, coordination des moyens d'actions, créations de comités d'experts, etc. Cela permettra aussi d'inciter le gouvernement à mieux connaître et réguler le marché, tout en adoptant une réglementation juste sur la cueillette et la vente. C'est une vraie bonne nouvelle pour la plante… et bien sur pour les populations qui la consomment et qui pourraient la cultiver ! Pour pouvoir diffuser l'information sur les méthodes de cueillette durable d'une part, et d'autre part sur les possibilités de mise en culture quand le protocole existera, il faudra s'appuyer sur les communautés villageoises. Les programmes de sensibilisation communautaires seront indispensables pour encourager la mise en pratique de ces connaissances, qui n'ont de valeur qu'appliquées sur le terrain. Cela demande un travail considérable, mais si toutes ces solutions sont bénéfiques à la plante, elles sont aussi bénéfiques à l'homme ! Réconcilier économie et écologie des espèces végétales permettra de garantir aux populations un accès continu au Nkumu pour leur propre alimentation, et la possibilité de pouvoir en tirer des revenus complémentaires sans mettre en péril la durabilité de la ressource. D'ailleurs, dès que de nouvelles méthodes de multiplication et de culture auront été adoptées, il y aura des perspectives de développement pour le Nkumu comme nouvelle espèce cultivée. Il y a déjà une forte demande et il pourra être vendu à un prix attractif. Certaines personnes prévoient même de développer de nouveaux marchés, en observant l'émergence du commerce des aliments traditionnels transformés (conserves, surgelés,...). Un médecin conseillait même de mettre du Nkumu dans les petits pots pour bébé ! Ces nouvelles perspectives pourraient être intéressantes pour les producteurs installés dans les zones rurales qui verraient leur potentiel de vente augmenter. Ce qui inciterait d'autant plus de personnes à cultiver le Nkumu pour en tirer un revenu... Le Pr Tabuna, qui a dirigé en 2000 une étude pour la FAO, concluait ainsi : "cette nouvelle "économie africaine", basée sur l'exportation des PFNL et de tous les savoir-faire qui leurs sont associés, devrait répondre aux principaux défis actuels de l'Afrique subsaharienne (augmentation des revenus des paysans, création d'emplois, valorisation des produits locaux, valorisation des savoir-faire traditionnels, gestion de la biodiversité, protection de l'environnement, valorisation de l'économie "informelle", etc.)". Un large éventail de mesures est donc proposé pour préserver la plante. Les chercheurs et experts sont en bonne voie pour mieux coordonner leurs actions et en faire bénéficier le reste de la population. Si le travail de terrain, et notamment les programmes communautaires qu'il sera souhaitable de mettre en place, promet d'être considérable, les perspectives sont larges et pourront bénéficier tant à la plante et à l'écosystème qu'aux hommes qui en profitent tous les jours... * PFNL : tous les biens et services, différents du bois d'oeuvre et ses dérivés, fournis par la forêt ou d'autres écosystèmes ayant des fonctions similaires tels que les jardins de case, les vergers villageois et d'autres systèmes agroforestiers. Sources : - enquête de terrain juin-juillet 2010 - Schippers, R.R. & Besong, M.T., 2004. Gnetum africanum Welw. [Internet] Fiche de Protabase. Grubben, G.J.H. & Denton, O.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. - "Le koko ou mfumbu", sous la direction de F Mialoundama, édition l'Harmattan, collection Etudes Africaines - Evaluation des échanges des produits forestiers non ligneux entre l'Afrique subsaharienne et l'Europe par Honoré TABUNA, rapport de la FAO, 2000 Sun, 29 Aug 2010 21:29:18 +0200 Le Palo Santo au Pérou http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=8 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=8 "Árbol con alma que sale cuando el fuego la libera" "Arbre avec une âme qui s’exprime quand le feu la libère" : c’est ainsi que débute la chanson Palo Santo, de la Péruvienne Olga Milla. En effet, le Bursera graveolens est surtout connu pour les propriétés magiques de son bois, que l’on brûle pour éloigner les mauvais esprits. Plus que cela, cet arbre est une merveille : il pousse dans des sols arides, s’adapte à son environnement par son peu d’exigences, et pourtant rend un nombre incroyable de services aux humains ! Des menaces évidentes pèsent sur lui, et une solution : planter et valoriser ! Cette espèce fabuleuse manquerait à son écosystème, au monde végétal et aux humains s’il venait à disparaître… Sat, 13 Dec 2008 20:47:34 +0100 Carnet de voyage http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=24 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=24 Trois semaines de reportage au Pérou... et de nombreuses aventures ! Voici le récit jour après jour du travail de recherche mené sur place. Sat, 25 Oct 2008 12:42:47 +0200 Diaporama Amérique http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=35 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=35 Retrouvez le diaporama et parcourez-le à votre rythme ! Tue, 04 Nov 2008 16:11:23 +0100 Livre d'Or Amérique http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=47 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=47 N'hésitez pas à nous laisser un petit mot ! Merci Tue, 28 Oct 2008 12:55:11 +0100 La plante http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=76 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=76 Bursera graveolens (H.B.K) Triana et Planchon Nom commun : Palo Santo Cet arbre appartient à la famille des Burseraceae, petite famille dont toutes les espèces connues sont tropicales et sub?tropicales. Les plantes de cette famille sont caractérisées par leur résine odorante et leur écorce lisse s’écaillant en lamelles. Le Palo Santo est un arbre à feuilles caduques, de petite taille, pouvant atteindre 11m de haut. Son écorce est lisse, de couleur gris violacé à marron cendré, montrant des lenticelles éparses (les lenticelles sont comme des pores permettant des échanges gazeux entre la plante et le milieu extérieur et pouvant servir de critère d’identification d’une espèce). L’écorce et les rameaux ont une odeur d’encens caractéristique. Les feuilles sont composées, imparipennées (elles ont un nombre impaire de folioles), alternes (elles ne sont jamais en vis?à?vis sur un rameau), regroupées en bout de rameaux et possèdent de 2 à 4 paires de folioles. Les folioles sont glabres, lancéolées, oblongues, apiculées (elles ont une petite pointe terminale), sessiles (les folioles n’ont pas de pétiole, elles sont insérées directement sur la branche), aux bords crénelés, et font généralement de 3 à 9 cm de long. Les fleurs sont regroupées en panicule à l’extrémité des rameaux. Elles sont petites, bisexuées (elles possèdent à la fois les pièces mâles, les étamines, et la pièce femelle, le pistil), et de couleur vert blanchâtre. Le fruit est vert-brun, ovale, d’approximativement 1 cm de long. La durée de vie reportée de l'arbre est d’environ soixante ans. Quand il meurt, sa composition chimique se modifie et se bonifie. D’ailleurs auparavant, seul le bois mort était récolté. Le Bursera graveolens se trouve au Sud de l’Equateur et au Nord du Pérou, dans la forêt tropicale sèche, qui est un milieu propre à cette zone. C’est une plante subxerophyte qui vit entre 200 et 1200 mètres d’altitude. Attention : le nom Palo Santo est un nom très commun en Amérique du Sud! Il est aussi employé pour dénommer d'autres espèces qui ne sont pas de la même famille. Le Palo Santo dit de la région du Gran Chaco (Bolivie, Argentine, Paraguay,…) n'est pas le Bursera graveolens ! Mon, 24 Aug 2009 12:07:54 +0200 Ses usages http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=77 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=77 Tous les Péruviens connaissent le Palo Santo et chacun l’utilise en fonction de ses croyances et de ses besoins : à croire que l’arbre s’adapte et satisfait tous les désirs ! Mais le premier usage en termes de tonnage est bien loin des considérations spirituelles ou médicinales : il s’agit des cagettes de fruits et légumes. Le Palo Santo étant un bois parfumé, il donne une saveur particulière aux fruits stockés et vendus dans ces cagettes. C’est totalement illégal, mais malheureusement encore très courant… L’autre utilisation la plus courante, et la plus connue, celle qui vient spontanément à l’esprit quand on interroge un Péruvien sur le Palo Santo, c’est la fumigation. Soit pour une raison d’hygiène, puisque la fumée de Palo Santo est le meilleur insecticide naturel du pays, soit pour des raisons spirituelles. En effet, le Palo Santo a cette propriété de dépasser les croyances religieuses pour toutes les servir : - chez les Chrétiens, il sert d’encens. Des cérémonies rassemblant des milliers de personnes comme "El Señor de los Milagros" à Lima sont baignées de la fumée d’un encens préparé à base de Palo Santo. Il sert aussi dans certaines régions à fumigéner les vêtements des défunts afin de les purifier avant la mise en terre. - certains chamans l’utilisent pour purifier un lieu ou une personne avant une cérémonie. Virgilio Segura Ruiz, chaman dans la région de Nueva Santa Rosa, raconte que pour soigner une personne "possédée", il utilise parfois le Palo Santo de cette manière : il allonge son patient, et passe le bois rougeoyant au dessus de lui, puis effectue le soin. Ensuite, il le place pendant dix minutes dans une pièce sans aération totalement enfumée afin de le purifier complètement. Il fumigène aussi parfois des voitures, pour éviter pannes et accidents, ou encore les maisons, pour les protéger ainsi que leurs habitants.- les particuliers enfin, quelle que soient leurs croyances religieuses, l’utilisent également pour purifier leur maison. Dans les marchés, on trouve de nombreuses préparations toutes faites pour fumigéner, et qui promettent amour, gloire, fortune, chance, réussite professionnelle ou dans les études,… Un seul arbre pour toutes ces fonctions ! Le rituel de fumigation est accompagné de prières, soit "classiques" (Notre Père, Je vous salue Marie), soit spécifiques à la demande, de l’amour à la protection du bétail. Mais chacun est invité à laisser libre court à son imagination !Une tradition voudrait que les rituels de purification soient effectués le mardi ou le vendredi. Pourquoi ces jours-là ? Il y aurait plusieurs explications : d’une part, mardi et vendredi représentent les planètes Mars et Vénus, deux planètes importantes en Astrologie, symboles du masculin et du féminin. D’autre part, explication donnée par un chaman, s’il a besoin d’aide dans le combat contre des forces négatives, il sait que les autres travaillent ce même jour et donc il peut faire appel à des énergies amies. Les énergies positives sont beaucoup plus disponibles pour lutter ce jour-là...Bien loin derrière ces deux utilisations majeures, on trouve des usages plus confidentiels, mais non moins importants. Le Palo Santo, en tant que bois magique, est sculpté afin de créer des objets sacrés. Les Chrétiens en font des croix à accrocher dans les maisons par exemple. Mais intéressons-nous aux sculptures destinées aux chamans, aux guérisseurs... Nous découvrons un autre monde !Par exemple, ce pied trouvé sur un marché… Il peut avoir deux fonctions : - si un chaman a jeté un sort à une personne par l’intermédiaire d’un maléfice qui est rentré par les pieds (cette personne a par exemple marché sur une substance contenant le maléfice), alors le chaman guérisseur va utiliser le pied de Palo Santo pour faire sortir le maléfice. - certains chamans nettoient des énergies impures, et au lieu de les enterrer ou de les transmuter, ils les rejettent dans la nature. Des personnes risquent donc d’être "infectées" par ces énergies. Pour les nettoyer quand cela arrive, le chaman va utiliser le pied de Palo Santo, puis l’enterrer afin de transmuter les énergies négatives dans la terre. Après le pied, la main ! Trouvée recouverte d’une couche de poussière chez un médecin naturopathe renommé, c’est une "main de la fortune", elle apporte la chance. Il faut allumer une bougie blanche trois jours consécutifs avec la photo de la personne qui a besoin de cette chance, puis laisser la vie faire son œuvre...Il y en a des plus classiques, comme les statuettes de Saint Antoine... Lui, c’est pour l’amour. Si la statue a une tête, c’est pour un couple fixe, s’il a deux têtes, c’est pour protéger les amateurs de partenaires multiples, afin qu’ils ne se fassent pas attraper par la légitime... Saint Hilaire, c’est pour l’argent : on prend la statuette, on allume une bougie jaune, on dispose un peu de monnaie autour, sans oublier les photos de soi-même ou de la personne à aider. Après trois jours, la personne garde la monnaie comme amulette porte-bonheur. L’imagination du sculpteur peut aller plus loin : on peut trouver des sculptures de San Pedro en Palo Santo, et de nombreuses représentations d’objets sacrés...Enfin, l’usage médicinal est très important, le Palo Santo ayant des propriétés reconnues. Par contre certains usages tiennent plus des croyances que de propriétés médicinales testées par des laboratoires. Ils ont été répertoriés au fur et à mesure de nos investigations, certains sont peut-être spécifiques à une région, voire à une famille, d’autres sont plus communs. La liste est non exhaustive ! Que faire en cas de : - maux de dents : mâcher des brindilles - maux de tête et migraines : appliquer de la résine sur les sinus et/ou les tempes - douleurs d’estomac : boire une décoction d’écorce - rhumatismes : faire macérer l’écorce dans l’alcool et appliquer la lotion - douleurs (analgésique) : appliquer un emplâtre fait avec la résine sur la zone à traiter - inflammations : appliquer la résine sur la zone à traiter - insuffisances cardiaques : faire une infusion de résine, ou pour les enfants, une infusion du cœur du Palo Santo - affections respiratoires : infusion d’écorce et de branches, ou mâcher de la résine, ou encore avaler un mélange de feuilles de Palo Santo broyées, ail, oignons et miel… - paralysie ou déformation du visage : faire une compresse avec de la résine - faiblesse générale : embrasser l’arbre !Si l’enquête avait continué, nul doute que l’on aurait encore découvert de nouveaux usages. Cet arbre cher au cœur des Péruviens est tellement présent dans leur vie quotidienne comme lors de cérémonies exceptionnelles qu’il est souvent considéré comme un objet usuel plus que comme une plante vivante qui a elle-même besoin de soins ! (sources : enquête de terrain septembre 2008, et pour la partie sur l’usage médicinal : Diccionario Enciclopedico de plantas utiles del Peru, d’Antonio Brack Egg, Manual Divulgativo de especies forestales de la reserva de Biosfera del Norte de l’INRENA) Mon, 24 Aug 2009 12:10:54 +0200 Menaces et Solutions http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=78 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=78 Pourquoi en 2007, les botanistes spécialisés ont-ils classé le Bursera graveolens en danger critique d’extinction selon les critères de l’UICN ? Pour des raisons qui concernent d’une part la gestion globale forestière, d’autre part l’écosystème, lui-même menacé, et enfin à cause de caractéristiques propres à l’espèce. Il faut avant tout préciser qu’il y a un manque d’information de la population péruvienne. Certes, la situation est un peu différente entre le nord du pays, région d’origine du Palo Santo, et le reste du Pérou, mais globalement les gens ne savent pas que le Palo Santo est menacé, même ceux qui l’utilisent ! Pour eux, tant que le Palo Santo est proposé sur les stands d’articles religieux, ou qu’il est trouvable sur les marchés et dans les herboristeries spécialisées, il n’y a pas de problème… La hausse du prix est pourtant un bon indicatif : il a quadruplé en un an ! En 2008, les grossistes l’achètent à 2 soles le kg (soit env. 0,5 €), et le revendent à plus ou moins 5 soles (1,25 € env.). Il était acheté à 0,5 soles le kg l’année dernière… C’est le seul élément qui commence à faire prendre conscience que, le prix augmentant, la ressource est peut-être en train de se raréfier…Rentrons maintenant dans le cœur du problème : pourquoi la ressource se raréfie-t-elle ? Malheureusement, et ce n’est pas un problème uniquement au Pérou, la gestion des ressources forestières doit vraiment revoir ses fondements avant de servir les espèces, menacées ou non. En effet, entre le manque de concertation des pouvoirs publics sur les plans de gestion et la corruption à tous les niveaux de responsabilité, le Palo Santo, comme d’autres espèces, encourt des risques majeurs. Comme l’a confié un ingénieur de l’INRENA, s’il essaye de réguler le commerce et refuse une licence pour l’extraction, le propriétaire forestier va demander l’appui d’un membre du congrès, ou un appui politique qui fera pression sur l’INRENA. Le propriétaire va généralement arriver à ses fins, au détriment de la gestion durable… Pour délivrer une licence d’extraction, l’INRENA examine d’abord la superficie de l’exploitation, le nombre d’arbres de plus de 30cm de diamètre ou d’arbres malades (les seuls autorisés à être coupés). Enfin, ils vérifient qu’il y a un plan de gestion des ressources. Ils ont délivré en 2008 trois licences pour l’exportation de Palo Santo, concernant du bois mort. Mais notre ingénieur n’est pas dupe, la majeure partie du commerce est clandestine. Il faut savoir que les camions transportant le Palo Santo doivent passer par 6 ou 7 postes de police pour sortir. Etrangement, les trafiquants ne sont jamais inquiétés ! Pour conforter ce point, depuis 1991, des rapports existent sur les risques encourus par l’espèce, notamment à cause de la fabrication de cagettes de fruits. D’après le rapport de l’INRENA, après avoir épuisé les ressources de Palo Santo dans la région de Lambayeque dans les années 1990, c’est la région de Piura qui est actuellement sous pression des exploitants. Or, il n’y a jusque là pas de coordination entre les pouvoirs publics pour fermer ou punir les ateliers de transformation du Palo Santo déjà coupé illégalement. Ceux qui font des cagettes savent que c’est interdit, mais bien souvent, comme les autorités locales se rejettent toujours la responsabilité d’intervenir entre eux, rien n’est fait et l’activité continue aussi tranquillement que l’arbre disparaît.Par ailleurs, dès la formation des ingénieurs forestiers, Il existe un manque : ceux-ci n’apprennent qu’à gérer les espèces "commerciales", et rien n’est enseigné sur la protection des espèces menacées. Quand ils sont recrutés à l’INRENA (Institut National de Gestion des Ressources Naturelles), qui pourtant traite aussi des questions de protection de la biodiversité, ils ne connaissent pas le sujet, ni la manière de procéder. Seuls les passionnés trouvent le courage de s’y mettre et de donner vie à leurs convictions, à travers des actions qui paraissent souvent des gouttes d’eau dans l’océan… C’est aussi un constat particulièrement frappant : les fonctionnaires intègres, les passionnés des plantes locales, jusqu’à des professeurs d’université reconnus, se sentent seuls dans cette action. Il n’y a pas de sensation d’appartenance à une cause commune, ils se sentent au contraire isolés dans leur combat quotidien. Il est dur de garder intacte sa motivation dans ce cas-là, avec toutes les pressions subies au quotidien.Pour ne rien arranger, l’écosystème de la forêt sèche est menacé : tout d’abord, le mot "forêt sèche" ("bosque seco") ne rend pas hommage à la biodiversité qui y vit. Dans l’esprit des gens, "sec" est associé à "sans vie", peu intéressant. Pourquoi donc faire des efforts pour la protéger alors que l’on peut la transformer pour lui donner une utilité ? Le mot, s’il est juste, ne fait pas justice à la vie végétale et animale endémique de ces régions ! Les étendues de forêt sèche, qui représentent tout de même 3% de la superficie totale du Pérou, sont donc progressivement transformées en terres agricoles ou en parcelles individuelles pour construire des habitations. C’est interdit, mais là encore, quelques dessous de table règlent l’affaire. Enfin, le pâturage des chèvres et autres animaux fait des ravages dans la forêt sèche : les jeunes pousses ou les graines ont bien du mal à survivre aux mâchoires avides des bêtes en quête de verdure… C’est d’autant plus inquiétant que le Palo Santo ne produit que peu de fruits. Il peut ne pas fabriquer de nouvelles graines pendant un, deux, voire quatre ans. De plus, seules trois espèces d’oiseaux mangent les fruits et dispersent les graines pour semer "naturellement" le Palo Santo. La diminution de l’écosystème affecte aussi la faune qui disparaît peu à peu ou se relocalise, y compris ces oiseaux semeurs… Pour terminer ce constat alarmant, avec la raréfaction du Palo Santo, les exploitants n’attendent plus que l’arbre meure pour récupérer son bois, ils coupent l’arbre vivant. Pourtant, les composés chimiques changent à la mort de l’arbre et décuplent ses pouvoirs guérisseurs ! Heureusement, des passionnés travaillent sur le sujet : habitants, associations, fonctionnaires, universitaires… Toutes les bonnes volontés sont requises pour permettre au Palo Santo de continuer à nous enchanter ! De bons résumés des solutions pour protéger et valoriser l’espèce ont été donnés par Mr Chiroque et Mr Puescas, ingénieurs forestiers à l’INRENA. Déjà, il faut souligner que c’est une bonne chose de pouvoir compter sur des fonctionnaires intègres et motivés dans ces régions cruciales pour le Palo Santo !Tout d’abord, il faut planter ! Le bois est tellement surexploité que sans un coup de pouce humain pour rétablir l’équilibre, la survie de l’espèce ne peut être assurée. Comme le souligne Cristhian Saldarriaga, un étudiant passionné spécialisé sur le Palo Santo, c’est une semence très facile à travailler. Elle est rare, mais par contre peu exigeante : un sol sec lui suffit. De plus, les graines ne perdent pas leurs capacités de germination, même après des mois voire des années. Comme l’arbre ne produit pas de fruits tous les ans, les graines ont intégré cette capacité d’attendre le taux d’humidité et le moment idéal pour germer. Une fois le processus enclenché, il n’y a plus rien à faire qu’à la regarder pousser ! Planter, donc, mais en interdisant l’accès des zones plantées aux troupeaux (chèvres,…) pour ne pas mettre en péril les boutures ou les jeunes plants. Toujours dans le cadre de la replantation, il est particulièrement intéressant de profiter du phénomène d’El Niño, le phénomène météorologique qui apporte des pluies formidables tous les 10 ans environ. A cette occasion, les semences poussent de manière incroyablement rapide, et c’est particulièrement vrai pour le Palo Santo. Quand El Niño s’approche, il faudrait être prêt avec des kilos de semences à planter. Prochain Niño prévu en 2011, il sera intéressant de voir si les bonnes idées ont pu déboucher sur une réalité ! Il reste encore un peu de temps pour arriver à coordonner toutes les parties prenantes, puisque c’est le point crucial dans ce cas-là. Il est important d'évoquer les parties prenantes, il faut absolument une coordination qui soit mise en place au plus haut niveau de la hiérarchie et qui se répercute à tous les échelons. Une fois les tâches réparties et les moyens donnés pour atteindre les objectifs (ou, comme le dit Mr Chiroque, « une meilleure logistique, des véhicules, et plus de personnel»), il sera utile de créer des réserves, efficacement gardées contre le braconnage et la coupe illégale. Il faut planter, c’est un point indiscutable, mais il faut aussi apprendre à valoriser ce qui existe. Pour Mr Puescas, il serait plus intelligent non pas de réprimander la population locale pour la taille illégale, mais bien de les orienter vers la valorisation et la protection de leur patrimoine. Rien ne pourra se faire sans eux. Il est important de faire comprendre aux habitants des régions où se trouve le Palo Santo qu’économiquement, ils auraient plus intérêt à le valoriser qu’à tout couper. Un herboriste interrogé disait que la pauvreté était responsable des menaces pesant sur le Palo Santo : les gens ne s’intéressent pas à ce qu’ils auront (ou pas) dans dix ans, ils ont besoin d’argent aujourd’hui, donc ils coupent. Mais valoriser la ressource peut leur apporter de l’argent maintenant ! A Tumbes, l’association « Valle Hermoso » a monté un projet de replantation et de valorisation : dans le village de Puyango, les membres de l’association fabriquent des crèmes et des teintures mères de Palo Santo, utilisées par exemple dans le cas de rhumatismes, puis les vendent sur les marchés locaux. C’est une initiative particulièrement intéressante, financée en grande partie par le Programme des Nations Unies pour le Développement. La gestion durable des ressources passera obligatoirement par l’implication des populations locales et la valorisation économique. Cette implication commence dès le plus jeune âge avec des actions de sensibilisation dans les écoles. Mr Chiroque a essayé de monter un programme de sensibilisation mais se heurte au manque de moyens. C’est une piste pourtant très importante ! Enfin, le tout nouveau Ministre de l’Environnement (le Ministère a été créé en mai 2008), Monsieur Antonio Brack Egg, a promis pour l’année prochaine une loi pour bannir la fabrication et l’usage des cagettes en bois, en s’inspirant du Chili qui commence à utiliser du carton. L’INRENA, qui dépend du Ministère de l’Agriculture, va aussi passer sous sa responsabilité, ce qui devrait donner lieu à des profonds remaniements, positifs nous espérons.Ce Ministère n’a pas beaucoup de temps pour faire ses preuves, la situation est urgente. Aujourd’hui, la forêt amazonienne concentre tous les efforts au Pérou. Il ne faudrait pas oublier au passage la forêt sèche et le Palo Santo… Merci à tous ceux qui œuvrent à la conservation de cette espèce, et bon courage ! Plante & Planète vous soutient de tout cœur ! (sources : enquête de terrain septembre 2008, rapport de l’INRENA "Aspectos comerciales del Palo Santo Bursera graveolens en el Peru" 2007) Sun, 26 Oct 2008 21:10:28 +0100 L'Arnica en France http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=9 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=9 "Quand un homme et une femme sont amoureux, si quelqu'un étale de l'arnica sur la peau d'une de ces personnes, quand l'arnica a séché ils deviennent éperdus d'amour, jusqu'à en perdre la raison." C'est ainsi qu'au Moyen-Age Hildegarde de Bingen décrivait les propriétés de l'Arnica... Depuis, on a un peu oublié l'usage amoureux au profit des bleus et des bosses ! Mais si on veut transmettre ce patrimoine à nos lointains descendants, il va falloir le protéger. Thu, 10 Dec 2009 11:07:30 +0100 La plante http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=31 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=31 Arnica montana Nom commun : Arnica L'étymologie du nom Arnica viendrait d'une altération de ptarmika, du grec ptarmiké, "qui fait éternuer". D'où une de ses appellations populaires "herbe à éternuer". L'Arnica a de nombreux autres noms : l'herbe aux chamois (qui ne mangent l'Arnica qu'en cas de besoin, pour se soigner), la montagnarde qui guérit, la fleur de la Saint-Jean (à ne pas confondre avec l'herbe de la Saint-Jean, une autre espèce), la fleur des anges, le tabac des Vosges, le tabac des savoyards, etc. L'Arnica appartient à la famille des Astéracées (anciennement Composées) qui est une des plus importantes familles botaniques au niveau du nombre de genres et d'espèces qu'elle englobe. En Europe, la principale espèce d'Arnica existant à l'état sauvage et utilisée pour ses vertus médicinales est Arnica montana. Il existe deux sous-espèces d'Arnica montana : atlantica Bolos et montana. Cette plante vivace, herbacée, rhizomateuse mesure de 20 à 60 cm de hauteur. L'Arnica bénéficie d’un réseau racinaire très dense, qui lui permet de s'ancrer solidement dans la terre et de disposer d'une grande réserve de nutriments. Grâce à ses racines, l'Arnica peut survivre dans un cadre hostile en terrain montagneux, et faire face à la concurrence des autres plantes en bordure des marais de basse altitude. Elle possède une rosette basale généralement composée de 4 feuilles. Les feuilles sont un peu fermes, sessiles, le plus souvent entières, de forme ovales-lancéolées ou oblongues-lancéolées, glabrescentes. Les feuilles caulinaires sont opposées, au nombre d'une ou deux paires. Les feuilles sont assez épaisses et velues. Les poils reflètent la lumière et protègent des brûlures, de l'évaporation, et du dessèchement. Ils se dressent comme une brosse, à cause des minéraux stockés, et repoussent les palais sensibles des animaux (vaches, chèvres, moutons). La face supérieure de la feuille libère un parfum balsamique salubre. Les capitules sont grands (de 6 à 8 cm de diamètre), solitaires ou assez souvent groupés par 3 ou 4 terminant les rameaux opposés, et présentent un involucre à folioles lancéolées, aiguës. Les fleurs ligulées périphériques et les fleurs tubuleuses centrales sont jaune d'or. Les fruits de l'Arnica sont des akènes, surmontés d'une aigrette de poils. Les poils durs de l'enveloppe, déjà distinctifs de la feuille d'Arnica, assurent un ancrage immédiat dans la terre lorsqu'un akène atterrit. D'ailleurs, des semences fraîches d'Arnica peuvent germer immédiatement après leur atterrissage. Elles utilisent les derniers jours de soleil pour former une minuscule rosette. La reproduction de l'Arnica est assurée d'une part par les racines -multiplication végétative- et d’autre part par la reproduction sexuée. Pour empêcher une auto-pollinisation, les étamines mâles et les stigmates femelles apparaissent décalées dans le temps. A l'approche du plein été, les rosettes âgées de deux ans émettent une pousse florifère, tandis que celles âgées d'un an restent groupées en touffes, retenant leur croissance pour s'adonner à la photosynthèse, ainsi qu'à l'alimentation indirecte des plants plus âgés qui préparent la multiplication sexuée. L'Arnica est une fleur estivale, qui s'épanouit aux alentours de la Saint Jean (solstice d'été) et que l'on peut trouver jusqu'en août, pour les floraisons tardives. Elle pousse en terrain acide, avec un pH compris entre 5 et 5,5. Elle a besoin d'un terrain incliné d'au moins 3°, qui prévient l'humidité stagnante trop acidifiante et garantit l'écoulement satisfaisant de l'eau. L'Arnica montana pousse entre 600 et 1200m d'altitude, dans les prairies, les pâturages, les pelouses maigres siliceuses, les bois clairs, les lisières forestières. On la rencontre dans toutes les régions montagneuses d'Europe médiane, sa limite Nord étant le Sud de la Suède et sa limite Sud le Nord de l’Espagne. En France, on la trouve surtout à l'étage subalpin, dans les montagnes de l'est (Vosges, où le sol granitique lui est particulièrement favorable, Alpes, et beaucoup plus rarement Jura), du centre (Morvan, Plateau central, Cévennes) et dans les Pyrénées centrales. Parfois, elle descend à plus basse altitude (sous-espèce atlantica Bolos) en Orléanais, dans le Berry ou les Landes, mais elle est alors très localisée. Une autre espèce d'Arnica est cultivée en Europe pour ses propriétés médicinales : il s'agit d’Arnica chamissonis. Si celle-ci, originaire d'Amérique du Nord, est plus aisée à cultiver et plus productive, elle n'a pas les mêmes propriétés biochimiques ni la même concentration en principes actifs que l'Arnica montana. Sous la terre comme en surface, ce sont les conditions difficiles dans lesquelles pousse l'Arnica qui lui donne ses fabuleuses propriétés de guérison, et qui permettent un grand nombre d'usages. (sources : Enquête de terrain 2009, R. BAJON, février 2000. Arnica montana L. In Muséum national d'Histoire naturelle, Arnica, de Christina Kiehs-Glos, http://www.tela-botanica.org/eflore/BDNFF/4.02/nn/6646, wikipedia) Mon, 27 Jul 2009 20:14:45 +0200 Ses usages http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=32 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=32 En France, nous connaissons l'Arnica surtout pour son action contre les ecchymoses. Mais cette plante, considérée par les spécialistes comme la vulnéraire par excellence, c'est-à-dire "celle qui guérit", a bien d'autres qualités ! Les scientifiques ont isolé dans ses pétales des dizaines de substances actives, dont des flavonoïdes et des lactones sesquiterpéniques. Celles-ci expliquent ses propriétés antalgiques, anti-inflammatoires, cicatrisantes et circulatoires. Avant ces "preuves scientifiques" de son efficacité, que savait-on de l'Arnica de manière "empirique"? Et maintenant, comment est-elle récoltée puis préparée, et quels sont ses usages ? Enfin, quelle est l'explication énergétique de ses qualités ? L'or des montagnes a-t-il révélé tous ses secrets ? Connue des Grecs de l'Antiquité (et probablement bien avant !), c'est au Moyen-Age que les écrits témoignant de ses usages se précisent. Dans la médecine populaire médiévale, l'Arnica paraît être utilisée pour les douleurs menstruelles et comme agent abortif. Ce sont les usages gynécologiques qui sont soulignés, il n’y a pas encore de preuve que la plante ait été utilisée pour soigner les blessures externes. L'Arnica n’était pas seulement employée comme plante médicinale mais aussi pour préparer des philtres d'amour. Dans beaucoup de régions, elle passait pour aphrodisiaque. "Quand un homme et une femme sont amoureux, si quelqu'un étale de l'Arnica sur la peau d'une de ces personnes, quand l'Arnica a séché ils deviennent éperdus d'amour, jusqu'à en perdre la raison." écrivait Hildegarde de Bingen au Moyen-Age. L'Arnica a une action sur les nerfs, peut-être cela a-t-il porté à confusion ?! C'est au XVIIIe siècle que l'Arnica joue un rôle de premier rang, en tant que remède contre les blessures, et est le sujet de nombreuses thèses de médecine scientifique, discipline alors en plein essor. L'Arnica fait partie des plantes qui ont influencé de façon décisive Samuel Hahnemann, le fondateur de l'homéopathie, et son utilisation des remèdes à doses infinitésimales. Au début du XIXe siècle, Goethe a également examiné avec attention l'Arnica montana et a reçu une prescription d'infusion d'Arnica contre son infarctus en 1823, ce qui aurait amélioré de façon notoire son état. Un de ses amis rapporte ces paroles : "Rajeuni par la convalescence, je chante les louanges de l'Arnica, et c'est elle-même qui se loue par ma voix, elle, la nature inépuisable qui enfante cette fleur et apporte la guérison ", ou encore "Je sentais que la vie et la mort commençaient à se combattre en moi, et voici que les cohortes de la vie, avec cette fleur sur leur bannière, ont remporté leur victoire." Dès lors, la popularité de l'Arnica est grandissante, et aujourd'hui elle constitue un médicament de base de la pharmacie familiale, en usage interne ou externe. Elle est récoltée de mi-juin (en basse altitude) à mi-juillet, les jours sans pluie. La fleur ou la plante entière servent aux préparations à base d'Arnica. En France, on estime le volume total des récoltes annuelles à une quinzaine de tonnes pour la plante entière, et 2 à 3 tonnes pour la fleur. De nos jours,l'Arnica montana est utilisée principalement afin de soigner les ecchymoses (les "bleus"), en usage externe avec soit une compresse de teinture mère diluée dans de l'eau soit de la pommade ou du gel, et/ou en usage interne avec des médicaments homéopathiques en basse dilution, 9 CH par exemple. (le CH est une mesure de dilution en homéopathie : plus il est élevé, plus la dilution est grande)Pour préparer la teinture-mère, c'est souvent la plante entière ("e planta tota") qui est utilisée : elle arrive fraîche au laboratoire, pour être nettoyée et broyée finement avant d'être plongée dans un mélange hydro-alcoolique très précisément dosé. Puis ce mélange passe de 10 à 30 jours dans une cuve fermée, tout en étant agité régulièrement, avant d'être filtré. Le procédé est le même pour la teinture-mère de fleurs uniquement. La teinture-mère est vendue ainsi, ou incorporée à différents médicaments, en étant plus ou moins diluée. Les montagnards préparent parfois leur propre teinture-mère en faisant macérer des fleurs d'Arnica fraîches et broyées entre les doigts dans de l'alcool local ! De même, en cas de besoin urgent, il est possible de faire infuser des fleurs fraîches ou séchées (une cuillère à café par tasse d'eau bouillante). Après filtrage, le liquide permettra de réaliser une compresse. Ses propriétés antalgiques, anti-inflammatoires et circulatoires permettent aussi de l’utiliser sur des traumatismes sans plaie ouverte, que ce soit des fractures, des entorses ou de l'arthrose. Les usages externes (teinture-mère et pommade) et internes (homéopathie basse dilution) sont les mêmes. Les sportifs connaissent bien l'Arnica ! Les sportifs de haut niveau notamment, qui sont particulièrement vigilants sur les substances autorisées, ont depuis longtemps adopté l'Arnica sous toutes ses formes. Quel que soit leur niveau, tous les sportifs peuvent utiliser l'Arnica au quotidien, en accompagnement de leur pratique. Une huile de massage à l'Arnica permet de compléter l'échauffement musculaire avant l'effort. Le geste de massage se composera de frictions rapides. Après l'effort, un massage en profondeur avec des gestes amples et lents permettra d'accélérer la récupération musculaire et de prévenir l'apparition de courbatures et de douleurs articulaires diverses.Pour préparer l'huile de massage, seule la fleur est utilisée, parfois même juste les capitules pour les tous petits volumes, pour l'usage personnel par exemple. Les fleurs sont séchées pendant 2/3 jours à environ 40°C puis mises à macérer dans de l'huile d'olive ou de sésame. Les bocaux ainsi préparés vont passer entre deux et trois semaines au soleil, avant d'être filtrés. Si vous êtes peu sportif, mais plus chanteur ou orateur, les bienfaits de l'Arnica vous permettront d'éviter la fatigue vocale, avec un gargarisme de teinture-mère diluée dans de l'eau (1/2 cuillère à café de teinture pour 1/2 verre d’eau), ou des granules en basse dilution. En usage externe, toujours avec de la teinture-mère ou des pommades, l'Arnica est réputée efficace sur les piqûres d'insectes. Si la fleur est à proximité, la broyer sous les doigts pour libérer les substances actives et en frotter la piqûre. Apparemment cela fonctionne très bien ! En usage interne, l'Arnica est aussi donnée avant et après les interventions chirurgicales pour éviter les phénomènes hémorragiques et le choc opératoire, la douleur de l'intervention. Cela marche aussi pour les visites chez le dentiste, et les extractions dentaires : une dose en 9CH la veille de l'intervention, le jour-même, et après jusqu'à l'amélioration. De la même manière, l'Arnica a prouvé son efficacité lors des accouchements, en diminuant là encore hémorragies et douleurs. La recommandation : un mois avant la date prévue, prendre une dose par semaine en 9 CH, jusqu'à l'accouchement. Voilà déjà ce que peut accomplir l'Arnica pour le corps physique ! Mais ses bienfaits ne sont pas limités à ce champ d'action. Elle soigne aussi les "bleus à l'âme"... Il a été suggéré qu'en haute dilution (30 CH), l'Arnica avait une action remarquable sur les traumatismes de nature beaucoup plus subtile, comme les traumatismes psycho-affectifs, les chocs moraux (séparation, deuil,...)surtout s'il y a eu également un choc physique associé. Toujours en haute dilution, l'Arnica aide à soigner l'épuisement nerveux, la fatigue intellectuelle, le sentiment de ne plus pouvoir faire face. Une autre recette traditionnelle consistait, en cas de stress, avant un examen ou une échéance importante, à manger un morceau de sucre sur lequel avaient été déposées quelques gouttes d'alcool d'Arnica. Cette recette conviendrait même aux enfants !Voici donc la préconisation en auto-médication pour la pharmacie familiale : avoir toujours de la teinture d'Arnica ou un gel à l'Arnica, des granules en 9 CH pour les traumatismes physiques (doses ou tube), et, en haute dilution, des granules en 30 CH quand on a subi un choc moral ou affectif. Une mise en garde toutefois est avancée par ses utilisateurs et prescripteurs : comme toutes les plantes médicinales puissantes, elle peut être toxique à haute dose. Son action curative ou toxique dépend dans une large mesure du dosage. Ainsi, une tisane d'Arnica peut donner du tonus occasionnellement, mais prise trop souvent elle peut être dommageable pour les nerfs, provoquer des nausées et des palpitations cardiaques. Pour ce qui est de l'usage interne, si vous n'avez pas une bonne connaissance de la plante, il est donc recommandé de se limiter à l'homéopathie et de se référer à un médecin spécialiste ! Pour l'homéopathie, un médecin homéopathe spécialisé pourra également affiner le diagnostic et vous permettre d'optimiser l'usage de l'Arnica. Il est intéressant de comprendre, d'un point de vue énergétique, ce qui donne à l'Arnica un tel éventail de propriétés de guérison, à tous les niveaux. L'Arnica est une plante solaire. Sa magnifique couleur jaune d'or évoque tout à fait l'astre brillant. De plus, elle pousse lors du solstice d'été, à la St-Jean (ce qui lui a valu parfois l'appellation "fleur de la St Jean", qu'elle partage avec le millepertuis). Dans cette vision énergétique, elle amène de la lumière là où il y a de l'ombre. Par exemple, quand on se cogne se forme un bleu, une ombre. Donc il faut remettre de la lumière, ce que permet l'Arnica. Quand il y a eu un traumatisme psychique ou affectif, une perte ou une séparation, c'est pareil, l'âme reçoit une perturbation. Il s'agit alors de remettre une énergie de vie à cet endroit là, ce que fait l'Arnica en ramenant le soleil. Pour les anthroposophes, qui ont une vision du monde à la fois physique et spirituelle, c'est une plante qui "ramène dans le droit chemin". En effet, elle est la lumière qui éclaire dans le noir, qui permet de trouver son chemin. Sur le plan magique, elle était autrefois utilisée pour protéger des maléfices et des mauvais sorts: le soleil repousse les ténèbres... Paracelse, qui a révolutionné la médecine en son temps, liait les plantes aux astres, et reliait également chaque jour de la semaine aux astres. C'est pourquoi l'Arnica, plante solaire, est en lien avec le dimanche, le jour du soleil ("sunday"). Il est donc recommandé de prendre les médicaments en haute dilution à base d'Arnica spécialement le dimanche, pour multiplier leur effet. Que l'on considère le point de vue scientifique ou énergétique, il est indéniable que l'Arnica offre aux hommes ses nombreuses propriétés médicinales, depuis longtemps reconnues. Plante solaire, plante lumière, elle est tout à fait complémentaire de la médecine classique lorsque celle-ci est nécessaire. Remède de base dans nos pharmacopées, il serait dommage que l'on fasse disparaître cette plante, nous privant nous-mêmes de ses fabuleuses propriétés ! (sources : enquête de terrain juin à septembre 2009 ; Arnica, de Christina Kiehs-Glos ; L’homme et les plantes médicinales, Wilhelm Pelikan) Tue, 01 Sep 2009 17:21:40 +0200 Les Menaces http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=33 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=33 L'Arnica montana est une espèce menacée en France, mais aussi sur le reste du territoire européen. La sous-espèce Atlantica Bolos (de basse altitude et de plaine) a probablement déjà disparu, et la sous-espèce Monatana est en régression. Elle est citée dans l'annexe V (espèces à statut spécial) de la Directive habitats 92/43/CEE. Elle est donc de fait protégée, et peut faire de plus l'objet d'une réglementation préfectorale, puis régionale, départementale, communale. Quelles menaces justifient donc un tel dispositif de protection ? Elles viennent principalement de tout ce qui touche à son habitat : pH du sol en premier lieu, et humidité. Cette plante possède une force incroyable, c'est une montagnarde qui pousse dans des conditions difficiles et un sol pauvre, mais elle est aussi extrêmement sensible aux variations et à la dégradation de son habitat. La limite du pH acceptable pour elle se situe entre 5 et 5,5*. Plante acidophile, elle ne supporte pas les sols alcalins, et tous les intrants destinés à améliorer les rendements des prairies de fauches où elle se trouve. * Le pH, ou potentiel hydrogène, est la mesure de l'acidité. Il est neutre à 7, acide en-dessous, et basique au-dessus.C'est la plus grosse menace pour l'Arnica : les traitements visant à alcaliniser les sols. C'est pourquoi les agriculteurs sont les premiers mis en cause. Le chaulage et tout type d'amendement calcaire, l'épandage de lisier ou de fumier sur le sol, ces pratiques sont fatales à l'Arnica. La plante ne revient pas pendant plusieurs années après un traitement. A l'époque où la plante était encore abondante et où ces pratiques étaient courantes, année après année les sols se sont irrémédiablement modifiés jusqu'à réduire à un point critique les stations d'Arnica. La conversion de prairies maigres en zones de culture a fait disparaître de manière définitive l'Arnica de certaines régions.De leur côté, les agriculteurs avancent plusieurs arguments : leur métier, c'est de nourrir leur bétail et faire tourner leur exploitation. Or, l'herbe qui pousse en terrain acide n'est pas de bonne qualité pour nourrir les animaux ou pour la fauche, ce qui se répercute sur la qualité du lait et du fromage, donc sur leur activité en général. D'où l'usage des pratiques destinées à améliorer la qualité et la quantité d'herbe de fauche ou de pâture. Les intérêts des agriculteurs et des protecteurs de l'Arnica sont donc totalement divergents. Parfois, comme c'est le cas sur le massif vosgien, un haut lieu de l'Arnica en France, les prairies de fauche que les propriétaires possèdent aussi dans la vallée sont également sous le coup de réglementations strictes à cause de l'urbanisation. Par exemple, ils ne peuvent pas mettre d'intrants dans le sol si leurs terres se trouvent proches de bassins destinés à l'eau potable, qui s'étendent au fur et à mesure du développement immobilier. Donc ils se rabattent sur les prairies d'altitude, là où il y a l'Arnica. Enfin, quand ils ont signé les baux d'exploitation des terres, il n'y avait pas encore de mesures pour protéger l'Arnica. Ils ne savaient pas que leurs pratiques étaient néfastes. Il y avait un réel manque de connaissance et d'information. Ce qui n'est certainement plus le cas aujourd'hui et depuis plus de dix ans ! Même si les pratiques agricoles sont unanimement désignées comme responsables de la disparition de l'Arnica, il est important d'entendre les arguments des agriculteurs pour pouvoir trouver des solutions et faciliter leur application. D'autres éléments peuvent modifier irrémédiablement le degré d'acidité du sol dans lequel pousse l'Arnica. Lorsque le pâturage bovin est remplacé par un pâturage ovin, elle disparaît totalement en un à deux ans. En effet, les excréments des moutons sont alcalinisants. Dans le Haut-Forez (Rhône-Alpes, Auvergne) par exemple, l'introduction du mouton à été fatal aux grandes stations d'Arnica.L'humidité et le climat sont ensuite déterminants pour la survie de l'Arnica. Si on la trouve en montagne dans les zones humides, ou dans les prairies paratourbeuses, c'est parce que cette plante aime l'eau. Mais là encore avec une nuance, car l'eau stagnante est trop acidifiante. Donc elle a besoin d'eau, mais avec un terrain incliné d'au moins 3°, qui garantit l'écoulement satisfaisant de l'eau. Une année comme 2009, avec plusieurs semaines de temps sec au mois de mai alors que la tige commence à pousser, est peu favorable à l'Arnica: tiges plus petites et plus fines, retard dans la floraison,... Cela ne facilite pas la régénération des stations d'Arnica ! Mais il est difficile pour l'homme d’agir sur les variations météorologiques, alors qu'il peut être le premier acteur de la mise en place de mesures de protection face aux autres menaces. L'Arnica doit en effet lutter contre la concurrence d'autres espèces végétales. Les myrtillers notamment, colonisent les mêmes terrains que l'Arnica, et la lutte pour la terre et le soleil n'est pas vraiment favorable à la fleur. De la même manière, la forêt de conifères en s'étendant prend le soleil dont l'Arnica a besoin pour vivre et se développer. L'Arnica est naturellement une espèce dite "passagère". Elle pousse donc sur des prairies et des endroits entretenus par l'homme, ou alors trop difficiles d'accès pour les autres espèces. Mais ces derniers représentent une surface trop petite pour préserver l'Arnica! Face à cette menace "naturelle", l'intervention de l'homme est la bienvenue, comme le broyage de myrtillers ou la limite de l'expansion forestière... Enfin, les avis divergent sur deux menaces supposées telles par certains, et niées par d'autres. Tout d'abord la pression de la cueillette. La cueillette en elle-même ne représente pas une menace. Même si la plante entière est cueillie, des études démontrent que l'aération du réseau racinaire est favorable, de même que l'excitation du cambium lors de la cueillette stimule la formation d’un nouveau segment de rhizome. L'étude a montré que les années suivant une cueillette, les parties de racines et de pousses restantes poussaient plus vigoureusement que sur les plantes intactes. De plus, la fleur ne se développe que la deuxième année ; la première année, la rosette assure la multiplication végétative (par le réseau racinaire). La cueillette de la fleur n'empêche donc pas la reproduction. Enfin, les cueilleurs, soucieux de préserver leur ressource, adoptent depuis longtemps des règles de cueillette durable: laisser suffisamment de fleurs pour la reproduction par pollinisation, etc. Par contre, comme le nombre de stations d'Arnica diminue et que la demande des laboratoires est stable, voire en augmentation avec le nombre de laboratoires intéressés, il y a de plus en plus de cueilleurs sur les zones conventionnées, les seules sur lesquelles la cueillette est autorisée, ce qui pourra à terme poser problème. Les "bonnes années" comme 2008, on n'évoque pas cette question. Par contre les années où le climat est défavorable, où l'Arnica est peu abondante, dans une zone qui paraît régresser, la pression de la cueillette peut devenir une menace et le sujet revient sur la table des négociations. Deuxième menace supposée sur laquelle les avis divergent: les activités de loisir comme le ski, le parapente,... Là encore, certains affirment que la présence de pistes de ski n'est pas néfaste au développement de l'Arnica puisque l'activité a lieu en hiver et à cette saison les racines emmagasinent l'énergie du sol. Si la neige est tassée, cela protège au contraire l'Arnica des variations climatiques et lui assurera un apport d'eau au début du printemps. De plus, ce sont souvent des terrains réservés aux loisirs et donc préservés des traitements agricoles. D'un autre côté, un sol trop souvent piétiné, tassé est évidemment peu favorable au développement végétal, et à cette plante fragile. Et surtout, les activités de loisirs amènent souvent la construction d'infrastructures qui, elles, sont responsables de la destruction des espaces favorables à l'Arnica. D'où la nécessité de trouver un juste milieu ! Enfin, ce n'est pas une menace, mais cette caractéristique n'aide pas à la préservation de l'espèce : les essais de culture de l'Arnica montana ne sont pas concluants. La plante, avec ses principes actifs et sa belle couleur, est destinée à rester sauvage. La culture de l'Arnica est pourtant indispensable pour couvrir les besoins. Mais la qualité des plantes cultivées est loin d'atteindre celle des plantes sauvages. Or, les laboratoires les plus consciencieux ont un cahier des charges bien précis que ne remplit pas la plante cultivée. En culture, le réseau racinaire ne peut pas se développer. Les fleurs se multiplient donc, ce qui produit un bon rendement à court terme, mais d'une part la qualité de la fleur est bien moindre, et d'autre part cela n'est pas viable à long terme et la culture doit être renouvelée tous les 4 à 6 ans. D'autres essais de culture sous serre, dans un sol propice, et avec un apport hygrométrique idéal, ont aussi montré que la fleur sortait plus grande, la tige plus courte, et la rosette atrophiée. Dans ces conditions, il est impensable que l'Arnica de culture procure les mêmes principes actifs et la même force de guérison que l'Arnica sauvage. Pousser dans des conditions difficiles la rend forte et lui permet de développer ses substances guérisseuses tellement bénéfiques aux hommes. Ce qui montre bien que la priorité doit être de la protéger dans son biotope, et que, si comme pour tout être vivant le climat a un impact sur son évolution, l'homme a un grand rôle à jouer dans sa préservation, après avoir été l'acteur de sa disparition. Et si la France a servi de base pour cette recherche, l'Europe entière est concernée : les menaces sont exactement les mêmes en Allemagne, en Italie, en Suisse, en Roumanie, en Hongrie. Alors quelles sont les solutions, et pourront-elles aussi être généralisées ? (sources : enquête de terrain juin-juillet 2009) Sun, 07 Feb 2010 11:53:35 +0100 Diaporama Europe http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=36 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=36 Retrouvez le diaporama et parcourez-le à votre rythme ! Fri, 24 Jul 2009 17:17:09 +0200 Livre d'Or Europe http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=48 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=48 N'hésitez pas à nous laisser un petit mot ! Merci Tue, 28 Oct 2008 12:55:35 +0100 Carnet de Voyage http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=154 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=154 Une recherche de terrain menée en France. Je vous invite à suivre mon parcours, qui commence par la belle région des Vosges et le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges ! Tue, 07 Jul 2009 19:38:34 +0200 Des Solutions http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=191 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=191 L'homme a un vrai rôle à jouer dans la préservation de l'Arnica. Cette plante se développe dans des zones déjà modifiées, plus vraiment sauvages, il faut donc compter avec la présence humaine et animale. Ces activités humaines participent au tissu économique et social, il serait dommage d'en arriver à les exclure complètement pour devoir protéger la plante. Il est donc important de modifier d'urgence les pratiques destructrices, afin de cohabiter. Quelles sont les solutions pour rétablir l'équilibre ?La première, en partant de cette idée de cohabitation, est la concertation entre toutes les parties prenantes. Le dialogue et le respect des intérêts divergents sont les seuls garants de mesures acceptés par tous. L'exemple des Vosges est tout à fait intéressant car il montre que les efforts allant dans le sens d'une concertation globale sont payants, même si le chemin restant à parcourir est long. Le 22 juin 2007 a été signée la convention "ARNICA" sous l'égide de l'AVEM (Association vosgienne d'économie montagnarde), devenue depuis Vosges Développement, par : les communes, le Parc des Ballons des Vosges, les cueilleurs, les laboratoires, les organismes de contrôle (ONF, Brigades vertes,…), les agriculteurs, ainsi que d’autres partenaires institutionnels et organismes socio-économiques. Cette convention comprend des consignes précises à l'intention de chacune des parties. Avoir réussi à rassembler toutes les parties prenantes est une première étape très importante, qui concerne une zone de 130 Ha. Même si toutes les consignes ne sont pas encore respectées, l'initiative tend à s'étendre. La commune de Munster par exemple, souhaite rejoindre Fellering, Oderen et Ranspach dans la convention. Ce qui signifie que de nouveaux terrains vont venir agrandir la zone conventionnée. De plus, et c'est un point très important, tous les acteurs sont maintenant conscients de la nécessité de préserver l'Arnica, et des mesures à prendre. Un agriculteur ne peut plus prétendre qu'il ignorait les effets du chaulage sur la fleur. Cette connaissance des effets des pratiques agricoles sur la préservation est une première étape. Alors, quelles sont les consignes pour chaque partie prenante dans la protection de l'Arnica ? Pour les agriculteurs: tout amendement chimique, chaulage des parcelles, apport de fumure organique ou minérale, traitement phytosanitaire, semis et sur-semis est proscrit. Les agriculteurs s'engagent également à entretenir les hautes chaumes grâce à une fauche tardive (après le 15 juillet), et un chargement animal compris entre 0,5 et 1 UGB/ha* sur la saison de pâturage, estimée à 7 mois maximum. Cela ne leur pose pas trop de problèmes dans les zones difficiles et inaccessibles aux machines, mais c'est plus difficile pour eux de résister lorsqu'il s’agit de grandes prairies où en quelques jours ils peuvent ramasser de quoi tenir l'hiver! En compensation du manque à gagner sur ces parcelles alors peu rentables, les agriculteurs bénéficient de subventions dans le cadre des MAE, mesures agri-environnementales. Par exemple dans le Parc du Morvan, depuis 1996, les agriculteurs bénéficient de MAE sur les prairies paratourbeuses. Ce sont des contrats de 5 ans où l'agriculteur s'engage à respecter un cahier des charges (interdiction d'amender, de chauler, d'utiliser des herbicides ou autres pesticides et engagement à entretenir la prairie) contre une indemnité qui peut s'élever à 211€/ha/an. Ces mesures ne sont pas destinées spécifiquement à l'Arnica, mais en protégeant son habitat, la fleur trouve alors des conditions propices à son épanouissement.Les communes sont propriétaires des terrains loués aux agriculteurs. Elles peuvent alors établir des conventions spécifiques avec les agriculteurs exploitant les parcelles identifiées sous la forme de prêts à usage (commodats), qui assortissent le bail d'obligations. Les communes ont aussi un rôle à jouer dans la facilitation des rapports entre cueilleurs et agriculteurs. Par ailleurs, les communes sont aussi responsables des activités de loisirs et en ce sens peuvent faciliter la mise en place de mesures de protection de l'Arnica. Dans les Vosges, les communes signataires de la convention délivrent les autorisations aux cueilleurs (la carte coûte 110 euros). S'il devait y avoir un jour une limite à la pression de la cueillette, ce serait aux communes de mettre en place cette mesure. Les laboratoires pharmaceutiques doivent eux demander une autorisation de récolte auprès des communes, ou vérifier que leurs cueilleurs ont une carte. Ils jouent le jeu de la transparence en communiquant leurs tonnages annuels, ce qui permet de suivre l'évolution de la cueillette d'année en année. De plus, les laboratoires les plus impliqués participent financièrement à la réalisation d'études pour permettre de mieux connaître et protéger la plante.Les cueilleurs enfin s'engagent à pratiquer une cueillette durable, ce qui dans les faits a toujours été le cas, puisque ce sont les premiers intéressés à préserver la ressource ! La cueillette durable consiste à: ne cueillir que les plantes en pleine floraison, laisser une tige fleurie tous les 5m2 pour la reproduction sexuée, ne pas récolter toute la racine mais seulement la partie qui est directement rattachée à la partie aérienne,... D'autres pays européens ont mis en place des initiatives intéressantes. Ainsi dans les Carpates, une coopérative a été créée, réunissant cueilleurs et agriculteurs au sein d'une même structure. Les débouchés économiques de l'Arnica sont assurés, et le tout est validé par le WWF local. Encore une fois, la concertation et l'implication de toutes les parties prenantes est le meilleur moyen d’assurer la protection de l'Arnica. Ces exemples sont valables pour les endroits qui sont encore exploitables. Dans la plupart des régions en France, l'interdiction totale de cueillette a dû être décidée afin de protéger le peu qu'il reste. Cela n'empêche pas les efforts de communication et les mesures d'incitation aux bonnes pratiques auprès des agriculteurs, afin peut-être dans le futur de "récupérer" des stations d'Arnica. Toujours dans le site du Markstein, dernier grand site français pour l'Arnica, l'interdiction de cueillette marquerait malheureusement l'échec de la convention et du dialogue. Tout est mis en place pour ne pas arriver à cette situation. Toutes les menaces ne sont pas encore bien connues. Par exemple, les effets de la pression de la cueillette et des activités de loisir sur l'évolution de l'Arnica sont encore discutés (voir Les Menaces). De même, certains agriculteurs minimisent l'effet de leurs pratiques. Il est donc important de mettre en place des études et des protocoles scientifiques pour d'une part réaliser un état des lieux, et d'autre part connaître l'impact des activités humaines et climatiques sur la plante. Même si les durées sont courtes pour de telles études, sachant que la situation est urgente, la connaissance scientifique est un outil de plus pour aller dans le sens de la protection de l'Arnica. Communes, cueilleurs, parcs régionaux, laboratoires, organismes publics et privés, tout le monde doit faire un effort pour travailler ensemble, et arriver à convaincre les agriculteurs de préserver l'Arnica, même si ce sont eux qui ont le plus d'intérêts contraires à le faire. Vosges Développement affirmait trois objectifs dans le cadre de la convention. Premièrement, préserver ce qui est déjà "protégé" et s'assurer que la convention est respectée. Deuxièmement, mobiliser de nouveaux élus, de nouveaux agriculteurs, pour agrandir les zones conventionnées. Enfin, objectif plus lointain qui nécessite impérativement que les deux premiers soient atteints, développer la filière, avec de nouveaux laboratoires et cueilleurs, pour assurer une rentabilité économique qui protégerait de fait l'Arnica. Souhaitons que ces objectifs et cette démarche aient valeur d'exemple pour d'autres régions, et que, en France et en Europe, pays développés qui se veulent un modèle pour de nombreux autres, nous réussissions à protéger cette fleur indispensable à nos pharmacopées, et préserver notre patrimoine végétal et culturel ! *L'UGB/ha est le calcul du ratio entre l'Unité de Gros Bétail, le temps passé par an sur les terrains en question, et la superficie. Ce chiffre permet de mesurer le chargement animal. (sources : enquête de terrain juin-juillet 2009) Sun, 07 Feb 2010 12:01:50 +0100 Vidéos http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=248 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=248 Voici le documentaire réalisé entre juin 2009 et début 2010 sur l'Arnica, cette fleur en or ! Sat, 27 Feb 2010 12:28:45 +0100 Le Chengal en Malaisie http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=10 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=10 Le Chengal, cet arbre magnifique des forêts d'Asie du Sud-Est, est connu pour sa grande résistance aux attaques bactériennes et aux insectes en tout genre. Pendant des siècles, son bois a été utilisé pour construire des maisons, des bateaux, en faire des sculptures qui racontent l'histoire de la société et de la biodiversité malaisiennes. Mais un animal plus dangereux que les autres le rend aujourd'hui vulnérable... En l'exploitant à outrance, l'homme a réussi à le faire disparaître d'Indonésie et de Thaïlande. Seule la Malaisie péninsulaire abrite encore l'espèce. Il paraît plutôt bien protégé dans les parcs nationaux, mais sans programme plus ambitieux, nos descendants des siècles à venir sauront-ils encore à quoi ressemble le "Roi des arbres" ? Mon, 24 Aug 2009 12:13:34 +0200 Diaporama Asie http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=38 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=38 Retrouvez le diaporama et parcourez-le à votre rythme ! Sun, 31 May 2009 22:23:21 +0200 Livre d'Or Asie http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=51 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=51 N'hésitez pas à nous laisser un petit mot ! Merci Fri, 14 Nov 2008 15:26:15 +0100 La plante http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=83 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=83 Neobalanocarpus heimii (king) Ashton Noms communs : chengal (cengal), cengai, penakLe Chengal, Neobalanocarpus heimii, appartient à la famille botanique des Dipterocarpaceae, une famille de grands arbres a feuilles persistantes des régions tropicales. Le genre Neobalanocarpus ne contient qu'une seule espèce.Le Chengal est un grand arbre, pouvant atteindre jusqu'à 60m de haut. Le diamètre moyen du tronc est de 90cm. Celui-ci est droit et dépourvu de branches a la base (30 premiers mètres ou plus) si les conditions de luminosité et d'humidité sont idéales mais peut parfois être irrégulier et posséder des branches basses. La croissance est irrégulière : une étude (Foxworthy, 1972) montre que le chengal croît lentement au début, puis plus rapidement après avoir atteint 25 cm de diamètre. Cette étude estime que le Chengal met 100 ans à atteindre 40 cm de diamètre. L'étude d'Appanah & Weinland (1993) suggère que le Chengal peut pousser plus vite lorsque les conditions de lumière et d'humidité sont optimales. D'autres études montrent une moyenne de 64 cm de diamètre en 75 ans. Un arbre record a été trouvé dans la réserve forestière Pasir Raja : il fait 65 m de hauteur, 16,75 m de circonférence, et a été estimé à plus de 1300 ans ! Il croît de 0,4 cm par an.L'écorce externe, dure et présentant des fissures longitudinales peu profondes reparties irrégulièrement, peut avoir un aspect broussailleux sur les sujets âgés, se détachant en longues écailles de couleur sombre. L'écorce interne, d'une épaisseur de 1.5 cm est fibreuse, jaune, exsudant une résine transparente, incolore ou dorée (le dammar). Les rameaux sont minces, nervurés, glabrescents.Les feuilles sont simples, alternes, épaisses, de forme elliptique à lancéolée, longues de 7 à 17 cm et larges de 2,3 à 5 cm, acuminées, à base arrondie. La nervation est pennée et présente 9 à 12 nervures légèrement creuses sur la face supérieure de la feuille mais proéminentes sur la face inférieure. Le pétiole est long de 5 a 10 mm, les stipules oblongues et étroites. L'inflorescence est une panicule, terminale ou axillaire, d'une longueur pouvant aller jusqu'à 9 cm. Les fleurs de petite taille (4 mm x 3 mm) sont bisexuées, actinomorphes (à symétrie axiale) et possèdent 5 pétales elliptiques, de couleur blanc crème ou jaune verdâtre, densément pubescents sur les bords. Les sépales sont au nombre de 5.Le fruit est une noix cylindrique et oblancéolée. La germination des graines est rapide, 7 jours environ, et le pourcentage de germination est élevé (95,4% selon les recherches menées au FRIM). L'aire de distribution du Chengal est limitée à la Malaisie péninsulaire. L’arbre est commun dans les forêts malaisiennes mais jamais abondant. Il est vraisemblablement éteint dans la partie la plus méridionale de la péninsule thaïlandaise et l'île indonésienne de Sumatra. Il est classé vulnérable selon les normes UICN.Le nom Chengal est devenu courant, et, si d'autres arbres sont appelés ainsi (chengal passe, chengal batu, etc.), il ne faut pas les confondre car ils n'ont pas les mêmes propriétés et ne sont souvent pas de la même famille ! Le Neobalanocarpus heimii est reconnaissable par les petits trous créés par le scolyte ambrosia, qui n'altèrent en rien ses propriétés et sa résistance.Le bois de Chengal est un bois dur avec une densité allant de 915 à 980 kg/m3 (Wong, 1982). Naturellement durable, le cœur du bois n'a pas besoin de traitement supplémentaire pour un usage en extérieur. Par contre, en période de croissance de l'arbre, l'aubier (la partie juste sous l'écorce), peut se dégrader si le bois n'est pas traité. Les tests en conditions extrêmes (graveyard tests) effectués par le FRIM ont montré que le bois de Chengal non traité pouvait durer 14,7 années lorsqu'il était soumis à des conditions climatiques extrêmes (Mohd. Dahlan & Tam 1987). Le Chengal est naturellement résistant aux termites. Sa résistance est expliquée par des phénomènes mécaniques, comme une lignine très serrée, et par ses propriétés chimiques. Ses propriétés chimiques, étudiées par l'IKUS (Institut d’étude des remèdes naturels, dépendant de l'UITM - Université Technologique Mara), et qui peuvent expliquer sa résistance, viennent d'une incroyable concentration en polyphénols. La matière extractible des polyphénols représente 1/5 du poids sec de l'arbre. L'IKUS a découvert de nouvelles molécules d'oligo-stilbènes grâce au Chengal. Ces molécules présentent des structures particulièrement complexes. Si les chercheurs arrivent à modéliser les structures de ces molécules, ils pourraient appliquer ces résultats sur d'autres composés chimiques et découvrir, pourquoi pas, les médicaments de demain ! (voir l'interview du Pr Weber à ce sujet) (Sources : Plant Resources of South-East Asia, I Soerianegara et RHKJ Lemmens, enquête de terrain Mars 2009) Mon, 24 Aug 2009 12:20:39 +0200 Ses usages http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=84 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=84 Le chengal est un arbre qui, par ses qualités chimiques et mécaniques, résiste particulièrement bien aux insectes et à la décomposition. Dans un pays tropical comme la Malaisie, ces propriétés sont justement valorisées et c’est pourquoi l’on trouve quantité d’usages du chengal : les maisons en bois traditionnelles, tout d’abord, avec leurs décorations et accessoires, mais aussi les bateaux, les traverses de voies ferrées, les poteaux électriques, débarcadères, ponts,… On a même retrouvé des moules à biscuits rituels en chengal datant du XIXe siècle. Respecté sans être pour autant vénéré, le chengal mérite le surnom qui lui est donné localement de "king of wood", roi des arbres !Dans la plus grande partie de la Malaisie péninsulaire, les maisons traditionnelles étaient faites en chengal. Parmi les anciennes maisons, ce sont les seules qui ont résisté d’ailleurs ! Si la maison entière coûtait trop cher, le chengal était utilisé au moins pour les pilotis, la structure principale, et le plancher. Un autre bois était alors utilisé pour faire les murs. Les palais des sultans étaient composés de plusieurs maisons en chengal : une maison pour dormir, une pour recevoir, une pour manger, une pour les invités,… Ces maisons traditionnelles étaient construites sur pilotis, d’une part pour éviter les débordements d’eau en cas de pluies importantes, d’autre part pour pouvoir effectuer à l’ombre un certain nombre de tâches quotidiennes, enfin pour se protéger des animaux sauvages. Certains pilotis étaient d’ailleurs assez hauts pour laisser passer des éléphants. Il est raconté que les éléphants aimaient beaucoup se frotter contre les pilotis en chengal, assez résistants pour ne pas s’écrouler sous l’effet de leur poids !Autrefois, il fallait des années pour fabriquer une maison. Le chengal était coupé, tiré jusqu’au fleuve par des buffles, puis flotté jusqu’au point d’arrivée où des buffles (ou des éléphants pour les sultans) le transportaient jusqu’au lieu de construction de la maison. Il fallait ensuite le faire sécher, ce qui pouvait prendre de six mois à plusieurs années, puis le travailler et enfin assembler la maison. Certains témoignages estiment entre six et dix ans le temps qui était nécessaire à la construction d’une maison. Moins s’il s’agissait de la maison d’un chef de village ou d’un sultan ! L’avènement des machines est venu en même temps que le goût pour les maisons en briques ou en béton, qui dès lors pour des questions de coût, de rapidité de construction, et de "mode" ont supplanté la maison traditionnelle en bois. Celle-ci n’intéresse plus que de rares passionnés… et les touristes !Les maisons traditionnelles sont construites sans clous, juste par un système d’assemblage. De ce fait, il est possible de démonter complètement une maison et de la réassembler entièrement dans un autre lieu. C’est d’ailleurs ainsi que procèdent les musées et les hôtels de luxe, les seuls intéressés à préserver le patrimoine architectural. Certains ont acheté à des villageois ou à des sultans des maisons vraiment magnifiques ! Ainsi cet homme habitant près de Kuala Terengganu a acheté il y a quarante ans la maison "salon" d’un sultan, qui souhaitait un palais plus moderne, pour seulement 5 000 RM (soit un peu plus de 1 000 euros). Pour restaurer les vieilles maisons, les nouveaux propriétaires rachètent aussi parfois des maisons en très mauvais état pour en faire des pièces détachées. Le chengal neuf est utilisé en dernier recours, car son prix a beaucoup augmenté. Les ornements des maisons sont aussi en chengal : tuiles décoratives, panneaux sculptés servant à ventiler les maisons, balustrades,… D’autres panneaux sculptés représentant des formules religieuses ou des motifs traditionnels servaient à protéger les maisons contre les influences néfastes ou les accidents. D’ailleurs ceux-ci sont encore utilisés de nos jours. Une maison en chengal coûte très cher, mais un panneau ou un meuble est plus abordable, et le chengal permet de fabriquer des objets très durables, qu’ils soient utilisés en extérieur ou en intérieur. Portes, barrières, bancs, mais aussi lits, tables, chaises, armoires. Ces meubles n’existaient pas auparavant : les Malais utilisaient juste un coffre pour ranger les vêtements et les ustensiles de cuisine. Ils mangeaient par terre et dormaient directement sur le plancher des maisons, avec un matelas en paille. Les influences chinoise et occidentale ont rendu ces accessoires indispensables. Ces pièces restent chères, mais ce n’est pas uniquement à cause de la rareté de la matière première. Les sculptures sont faites à la main, surtout celles en "3D", selon l’expression d’un fabricant. Pour les rendre accessibles à un plus grand nombre, il définit trois catégories de sculpture : la sculpture en "2D" dessinée au pochoir et découpée à la machine, la moins chère, la sculpture en "3D", entièrement sculptée à la main, et la "2,5 D", un hybride composé de panneaux "2D" superposés pour donner un effet de "3D" !Enfin, certaines sculptures sont de véritables œuvres d’art. Le chengal est alors apprécié par l’artiste pour ses qualités de durabilité : en effet, un artiste souhaite que son œuvre soit visible le plus longtemps possible… question d’ego m’a dit l’un d’eux ! Alors entre sculpter un bois qui disparaîtra au bout de quinze ans ou le chengal qui bien entretenu peut durer des centaines d’année, le choix est vite fait ! C’est d’ailleurs important pour le patrimoine culturel. D’après Mr Lee, passionné du chengal, cet arbre est lié à la mémoire de la Malaisie. Si les sculptures des siècles passés n’avaient pas été en chengal, les Malaisiens n’auraient rien su de nombreuses traditions, du mode de vie à l’architecture, et même de la biodiversité des différentes époques, représentée sur les panneaux à motifs floraux. Tout autre bois aurait pourri. Ces panneaux sculptés sont les "livres d’histoire" de la Malaisie. Le chengal raconte les racines bouddhiques et hindoues des Malais, puis l’arrivée de l’Islam. Il raconte aussi l’intégration de toutes ces cultures. Le chengal est un arbre majeur du patrimoine naturel et culturel malaisien. Il servait donc à construire les maisons et est encore utilisé aujourd’hui pour fabriquer du mobilier, les artistes le plébiscitent, et ses propriétés sont encore plus étendues ! En effet, il résiste aussi bien à l’eau douce qu’à l’eau de mer. Ce qui en fait un candidat idéal pour la construction des bateaux. Les bateaux traditionnels sont fabriqués principalement sur l’île de Pulau Duyong (Ile de la sirène), aux abords de la ville de Kuala Terengganu. Il y a quelques dizaines d’années, il y avait une quarantaine de chantiers en activité. Aujourd’hui, il n’y en a plus que trois ou quatre. Le plus incroyable dans la méthode traditionnelle, c’est que le maître travaille sans plans : en connaissant la longueur et la largeur souhaitées du bateau, le maître peut composer l’ensemble sans avoir recours à des plans.Les bateaux de pêche sont tous en chengal. Quant aux yachts et bateaux de plaisance, lorsque le bois est préféré à la fibre de carbone, c’est encore du chengal. Ce qui est devenu un luxe a un coût : sur un premier chantier nous avons observé un bateau de 75 pieds de long en construction, pour un coût total de 3,5 millions de Ringgits (presque 800 000 euros). Sur un deuxième, un soixante pieds à 4 millions. Mais vu la rareté des commandes, ce n’est plus cet artisanat qui met le chengal en péril ! D’ailleurs, la construction de bateaux traditionnels est elle aussi menacée de disparition… On ne sait plus vraiment comment cela a commencé : est-ce la rareté du bois, et son prix qui a augmenté en conséquence, qui ont détourné le peuple malaisien des maisons et des bateaux traditionnels ? Est-ce l’accès à d’autres matériaux plus abordables ? Ce qui est sûr, c’est que ce patrimoine culturel est directement lié à la protection du patrimoine naturel. Alors quelles sont les menaces qui pèsent sur le chengal et comment y remédier ? Mon, 24 Aug 2009 12:11:29 +0200 Menaces et solutions http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=85 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=85 Les inventaires forestiers nationaux malaisiens ont montré que le chengal était de plus en plus difficile à trouver dès les années 80. La diminution en volume et en nombre d’arbres par hectare des chengals de plus de 45 cm de diamètre a été mesurée, que ce soit en forêt vierge ou dans les forêts destinées à l’exploitation. Même si on le trouve dans toutes les forêts de la Malaisie péninsulaire, il a déjà disparu d’Indonésie et de Thaïlande. Alors pourquoi cet arbre soi-disant résistant à tout est-il aujourd’hui classé comme vulnérable ? Il y a bien sûr plusieurs raisons. La première raison est naturelle. D’une part, même si l’arbre appartient à la famille des diptérocarpacées, ce qui signifie "graine avec deux ailes", au cours de l’évolution, la graine a perdu ses ailes... Ce qui rend la dispersion difficile puisque la graine ne "vole" pas, elle tombe sous l’arbre mère. Au bout de quelques années, les jeunes arbres vont alors rentrer en compétition pour la lumière et un nombre très réduit d’entre eux va pouvoir se développer. Les animaux non plus ne contribuent pas à la dispersion des graines. C'est probablement dû au fort pourcentage d'alkaloïdes dans la résine, substances répulsives. De plus, si les graines au sol ne sont pas mangées par les mammifères, des pertes substantielles sont dues au fait que les animaux les goûtent puis les rejettent (Elourd et al. 1996). Ensuite, et c’est peut-être la raison la plus importante, l’arbre a une croissance extrêmement lente. Les observations et les études varient, mais en moyenne l’arbre met soixante ans avant d’atteindre la taille légale d’exploitation, en fonction des conditions extérieures. C’est très lent. Mais pour se construire une structure aussi solide, l’arbre a besoin de temps. Or nous vivons dans une société qui n’en a pas ! Poussés par la productivité et la rentabilité à court terme, les hommes ne sont pas intéressés par replanter le chengal. Ils préfèrent traiter chimiquement un arbre moins résistant mais à la croissance plus rapide… Par contre, ceux qui restent sont précieux : un arbre sur pied vaut 50 000 Ringit (10 500 euros environ). On l’exploite, donc, à un rythme dépassant son rythme de régénération naturelle, mais on ne le plante pas.Les autorités forestières ont fixé depuis 1987 la limite inférieure pour la coupe du chengal à 60 cm de diamètre, alors qu'elle est de 45 cm de diamètre pour les autres arbres. C’est bien, mais ce n’est pas encore suffisant. Pour protéger réellement l’arbre, un expert nous a affirmé qu’il faudrait encore augmenter de 10 à 15 cm cette limite... De plus, un consultant forestier expliquait que dans les forêts dédiées à l’exploitation ("production forests", en opposition à "protection forests"), les exploitants devaient laisser un certain nombre d’arbres mères par hectare. Or, l’espèce n’est pas spécifiée. C’est un problème car on peut par exemple avoir une zone riche en chengal, le couper pour profiter de sa valeur économique, et laisser des arbres mères d’une autre espèce. Ce qui ne va pas faciliter la régénération du chengal puisque les graines ne voyagent pas ! Si la surexploitation a rendu l’espèce vulnérable, il est important de noter que la coupe illégale n’est pas réellement une menace. En effet, comme le bois illégal est flotté et transporté par voie d’eau, il y a des risques qu’il soit pourri et de mauvaise qualité, alors que le bois "légal" ne comporte pas ces risques. Donc même s’il est moitié moins cher, à 5/6 000 RM la tonne (1 000/1 200 euros) au lieu de 10 000 RM, ce n’est pas rentable pour un acheteur. La corruption liée au trafic de bois est elle-aussi très faible car comme il y a de moins en moins de chengal dans les parcelles exploitables, l’infraction serait trop évidente…Parmi les menaces bien réelles, citons également celles qui pèsent sur l’écosystème forestier dans son ensemble. Les forêts asiatiques font face à un problème important depuis plusieurs années : la transformation des zones forestières en zones de plantation mono-espèce. Le principal problème vient du palmier à huile. Economiquement très rentable, la production d’huile de palme est essentiellement destinée à l’exportation. Le gouvernement malaisien encourage les propriétaires de parcelles forestières à transformer celles-ci en plantations, à travers un plan de promotion d’une dizaine d’espèces (palmiers à huile, mais aussi hévéa, eucalyptus,…). La culture du palmier à huile bénéficiant des plus forts lobbies, c’est aussi celle qui bénéficie des aides les plus intéressantes : don des graines, prêt à taux zéro avec remboursement en pourcentage des revenus générés, débouchés assurés,… Le défi pour la forêt est donc d’être plus rentable que les plantations mono-espèces, et cela concerne notamment les forêts d’exploitation puisque leur but est, comme les plantations, la production de valeur économique. L’histoire du peuple malaisien nous invite aussi à considérer l’aspect sociologique. Pour ce peuple de marins et d’agriculteurs qui a dû se développer entre la mer d’un côté et la jungle pas forcément hospitalière de l’autre, la forêt revêt une importance particulière. Elle est considérée comme "habitée". Les Malaisiens craignent encore beaucoup les esprits de la forêt, les anciennes croyances n’ont pas disparu, malgré l’islam, religion d’état. Les familles n’envoient pas leurs enfants dans la forêt, les considérant trop petits pour lutter contre les esprits malfaisants. Raser des hectares de forêt est donc considéré comme un acte positif pour de nombreux Malaisiens, puisque cela permet d’éradiquer les fantômes qui y avaient élu domicile. Ils n’en parlent pas ouvertement, c’est donc un fait assez difficile à appréhender pour les étrangers, mais la résistance est bien réelle. Les dirigeants sont donc partagés entre l’opinion internationale qui leur demande de préserver un maximum de forêt, et la pression des locaux (leurs électeurs…) pour éradiquer ces zones "dangereuses". Enfin, l’aspect politique est également à considérer. Il faut se rappeler que la Malaisie est comme une fédération d’états. Ces états sont souverains. La gestion des forêts est notamment du ressort de l’état et non du gouvernement malaisien. Si le système fonctionne très bien dans de nombreux domaines, l’application de programmes environnementaux nationaux est plus compliquée car elle dépend des intérêts de chaque état... Espérons qu’ils s’uniront pour préserver les écosystèmes, ainsi que les espèces endémiques et de grande valeur comme le chengal ! Toutes les personnes rencontrées lors de l’enquête de terrain sont optimistes sur la capacité de la Malaisie à préserver l’espèce. Quelles sont les solutions actuellement mises en place, et pourquoi un tel optimisme ? Les premières mesures et études concernent l’arbre en lui-même.D’une part, l’exportation des grumes de chengal est interdite depuis 1970. Seuls les planches et les objets manufacturés peuvent être exportés. Depuis 1981, une taxe à l’export a été mise en place. Elle a beaucoup augmenté ces dernières années pour atteindre 250 RM / m³ (soit environ 55 euros). Il n’y a pas de quotas concernant le chengal mais cette taxe s’est révélée suffisamment dissuasive.Ensuite, il existe trois programmes de recherche sur le chengal menés par le FRIM (Forest Research Institute of Malaysia). C’est peu, mais ils ont au moins le mérite d’exister ! Les chercheurs s’intéressent au chengal depuis longtemps : en 1927, des chercheurs avaient mené à Kepong des plantations expérimentales de chengal après avoir constaté la mauvaise régénération in situ. Les deux premiers programmes actuels concernent l’identification des chengals et la mise en place d’un code-barre ADN. Le troisième, mené par le Dr Raja Barizan RS, est un programme de recherche sur les techniques de plantation améliorées "Improved planting techniques". C'est-à-dire comment accélérer la croissance du chengal sans qu’il ne perde ses propriétés. Ce programme de recherche, mené sur un site pilote dans une zone de 5 hectares à Jerantut, a pour objectif de planter du chengal dans les zones dégradées des forêts dédiées à l’exploitation, en utilisant les techniques améliorées pour les tester, et d’établir des lignes directrices pour gérer les zones de plantation dans ces forêts d’exploitation. La pépinière du FRIM abrite les jeunes plants. Déjà à cette étape, comme tout au long de la croissance de l’arbre, la luminosité est strictement contrôlée : si l’arbre a trop de lumière, il développe des branches basses, puisqu’il n’a pas à chercher la lumière plus haut, donc il n’est pas considéré comme exploitable pour l’industrie. S’il n’en a pas assez, il se développe très lentement. Il faut donc trouver le juste dosage pour qu’il se développe rapidement, mais avant tout en hauteur. Le Dr Raja Barizan espère faire pousser des chengals exploitables en 20/25 ans. Un beau défi ! Ensuite, il faut également s’occuper de l’écosystème. Les zones protégées le sont efficacement, c’est déjà bien. Mais il faudrait en augmenter le nombre, notamment pour la forêt primaire. Ces Parcs Nationaux et zones protégées devraient suffire à préserver le chengal. Un petit mot tout de même sur les forêts malaisiennes de Bornéo. Les états de Sarawak et Sabah appartiennent à la Malaisie (le reste de l’île est Indonésien), et il se trouve que même si le chengal n’est pas concerné, les forêts subissent une intense pression de la part d’exploitants peu scrupuleux avec la complicité des autorités. La situation est très sérieuse, et le palmier à huile est une nouvelle fois au centre des polémiques. Nous, citoyens des pays occidentaux, avons un rôle à jouer ! D’une part en faisant attention à nos achats : l’huile de palme contenue dans les produits biologiques par exemple vient généralement d’exploitations gérées durablement, à privilégier. Par contre, faire attention aux plats préparés, aux biscuits industriels, aux détergents classiques et à de nombreux autres produits, qui contiennent de l’huile de palme et contribuent à la situation décrite. D’autre part, en privilégiant le bois labellisé, notamment lors de l’achat de bois exotique (parquet, mobilier,...). Par exemple le label FSC est aujourd'hui la certification la plus exigeante et complète qui existe pour limiter la destruction des forêts tropicales et des forêts boréales. Plus la demande en bois labellisé (et réellement contrôlé !)augmentera, plus les propriétaires de concessions se sentiront encouragés à passer à la gestion durable. L’impact sera certes marginal sur le bois exotique, puisque seulement 4 à 6% de bois tropicaux sont consommés par les pays occidentaux (Europe et USA), mais comme on dit même en Malaisie, les petits ruisseaux font de grandes rivières ! Puisque les standards des labels internationaux sont parfois trop difficiles à atteindre pour la majorité des exploitations des pays en développement, la Malaisie a créé sa propre certification : Malaysian Timber Certification, adaptée au marché local. Cette certification, créée par les industriels du bois, est extrêmement controversée en ce qui concerne les forêts de Bornéo où elle cautionne de la déforestation à grande échelle en lui donnant un label "durable", mais en Malaisie péninsulaire, elle a permis de mettre en place les prémices de la traçabilité, ce qui est un des fondements de la gestion durable. Espérons que le reste suivra rapidement. Enfin, la valorisation des produits manufacturés comme le mobilier ou les sculptures est positive. Si à première vue cette activité exploite une espèce menacée, en fait elle est bénéfique au chengal. D’une part, ce sont des petites pièces, qui permettent de maximiser l’usage du bois coupé puisqu’elles sont fabriquées à partir des chutes rejetées par les industries "lourdes". Auparavant, ces chutes étaient brûlées. Ensuite, le produit fini donne une vraie valeur économique au chengal, ce qui permet de justifier l’importance de le conserver et de le gérer durablement. Et encore une fois, cela évite de remplacer les forêts par des plantations d’espèces plus rentables.Les commandes publiques, en offrant des débouchés à cette activité, jouent un vrai rôle de sauvegarde et de promotion du chengal : comme ces bus à Kuala Terengganu ou cette sculpture qui orne l’aéroport de cette même ville. Même si la diminution du chengal paraît maintenant stabilisée, à 1% chaque année, et même si pour un pays tropical, les réserves sont bien gérées, il reste encore des efforts à faire pour préserver l’espèce et son écosystème. Oui, les Malaisiens ont raison d’être optimistes. Ils savent que, puisque le chengal a disparu de Thaïlande et d’Indonésie, c’est leur responsabilité de le protéger. Ce n’est pas un hasard s’il en reste encore en Malaisie ! Mais le chengal est une stratégie à long terme, c’est un arbre qui requiert du temps. Un beau défi dans un monde toujours plus pressé, et une belle leçon de vie ! Wed, 25 Nov 2009 17:52:14 +0100 Carnet de voyage http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=106 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=106 Un mois de reportage en Malaisie... et de nombreuses rencontres ! Voici le récit jour après jour du travail de recherche mené sur place. Tue, 21 Apr 2009 18:56:47 +0200 Vidéos http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=197 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=197 Pour partager des interviews et d'autres moments forts de la recherche de terrain, et visionner le documentaire réalisé sur l'arbre ! Mon, 11 Jan 2010 13:29:30 +0100 Plante choisie pour l'Océanie http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=11 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=11 Recherche en cours. Vous avez des idées ? N’hésitez pas à nous en faire part: écrivez-nous à l'adresse bonjour@planteetplanete.org ! Mon, 27 Oct 2008 19:46:29 +0100 Livre d'Or Océanie http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=50 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=50 N'hésitez pas à nous laisser un petit mot ! Merci Tue, 28 Oct 2008 12:56:18 +0100 La plante http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=80 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=80 En cours... Sun, 11 Jan 2009 16:38:48 +0100 Son usage http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=81 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=81 En cours... Tue, 21 Oct 2008 22:43:25 +0200 Menaces et solutions http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=82 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=82 En cours... Mon, 27 Oct 2008 19:46:34 +0100 Plantes et Continents http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=14 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=14 Sat, 25 Oct 2008 19:06:03 +0200 Diaporama http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=17 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=17 Mon, 20 Oct 2008 16:25:05 +0200 Diaporama Afrique http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=37 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=37 Mon, 20 Oct 2008 14:45:00 +0200 Diaporama Océanie http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=39 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=39 Mon, 20 Oct 2008 14:45:27 +0200 Remerciements http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=41 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=41 Tue, 21 Oct 2008 11:05:50 +0200 Remerciements Amérique http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=40 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=40 Dans l'ordre des rencontres : Marie et Daniel de Savoirs des Peuples, Daniel Silva le photographe, Jorge Flores Araoz, Haydee Garcia, David Novoa, Dr Abundio Sagastegui Alva, Manuel Bejarano Alvarado, Segundo Magallanes, Miguel Angel Mejia Melendres, Horacio de Cascayungas et sa famille, Virgilio Segura Ruiz, Pr Ulises Gamonal, Pr Luciano Troyes Riviera, Oscar Duda Risco, Padre Humberto Tape Dias, Elio Luis Chiroque La Rosa, Miguel Puescas Chully, Romain Jimenez, Eulogio Rigoberto Bances, Cristhian Saldarriaga Sanchez, Orlando Culqui Castillo, Felipe de Jesus Culqui Savedra, Pedro Huanca, Maria del Pilar Golcochea Beltran, Antonio Brack Egg, et Olga Milla pour sa chanson “Palo Santo” (www.myspace.com/olgamilla). Pour la vidéo, merci à Sofia, Sylvie, et Laurent Dumas. Sat, 21 Feb 2009 21:31:10 +0100 Remerciements Europe http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=42 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=42 (dans l'ordre des rencontres) Valérie Auroy de Vosges Développement ainsi que toute leur équipe, Aurélia Ducarin, Hélène le Héron, René Pierrot, les participants à la réunion du 22 juin, Fabien Dupont, Alexandre Dufour, Jean-François Messey,Françoise Merceron, Théo Schickel, Laurent Georges, Francis Allonas,Dr Jean-Louis Garillon, Dominique Pedruzzi,Elise Calinon, Vanessa Boslak, Marielle Vollondat, Mr Doppler, Henri Herrmann et sa soeur,Damien (Steinlebach), Denis Graeffly, Heidi Collombier, Jean-Christophe Savarin, Maxime Jouve, Olivier Bardet, Marie-Hélène Maisonnier, Baptiste et Laureline, Laurent Dumas et Camille Mokdad our le montage, Bérénice la pharmacienne, Hicham et Rémy, et tous ceux qui ont participé de près ou de loin à ma recherche. Tue, 15 Dec 2009 18:32:52 +0100 Remerciements Afrique http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=43 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=43 (dans l'ordre des rencontres)Michel Chauvet, le Réseau Prota, le Comité d'Entreprise de Natixis et plus spécialement Michèle Coulon et Bertrand Ouin, Thomas - Marine - Amandine - Nathalie, Thomas Delhotal, Gabrielle Rosenau, l'IPHAMETRA et le Dr Alain Souza, Judi-Armel Bourobou, Tatayo et l'association Ebando, Angela, Roland Solomba, Christian Ntoutoume, Rodolphe Metayer, Sandra Nse du WCS, Yann Guignon et Marilou, Raoul Niangadouma, Gretchen Walters, Pasteur Ignacio, Patrick Mickala et tous les membres du département de biologie de l'USTM, Nathalie,Angèle, Eliane, Stéphanie, Jean-Marie Ebouli, Hilaire Ontsama et sa nièce Yacine, Dimitrie, Béatrice et Evoli, Jean-Louis Mercier, Norbert Oyoukou Manga, Olilaba Nouria, Christiane Atteke, Jean-Paul Aragon, Nicaise Lepengué, Hubert (Rougier), Joséphine et Cornelia, Père Martin, Anicet, Eustache et Antoine de la mission, Armand, Jean-Noël Gassita, Hervé Omva Ovono, Graziella, Lydie, Soeur Carmelita, Dr Maka, Soeur Elva, Fabien Essone, et tous ceux qui ont participé à la recherche sur la plante. Fri, 20 Aug 2010 12:34:53 +0200 Remerciements Océanie http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=44 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=44 Tue, 21 Oct 2008 11:07:56 +0200 Remerciements Asie http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=45 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=45 Dans l’ordre des rencontres : Shao Yi, Sanjitpaal Singh le photographe, Elisabeth Blanquier-Vos et son mari, Pr Jean-Frédéric Weber, Lim Ee Lin, Yip Yoon Wah, Iris, Bénédicte Spinewine, Benjamin Durand, Suzana Abdul Rahim, Suhaimi Bin Othman, Siti Hawa Arshed, Zulkepli Abd Rani, Dr Raja Barizan Raja Sulaiman, Surin Suksuwan, Ivy Wong Abdullah, Makee Ma, Mansoor, Azlan Hasni, Abdullah Bin Muda, Buhran Haji Ashari, Tun Maizaful Hafiza Binti Tuan Ahmad, Siti Zurasliana Binti Mat Raset, Ariffih, Rosnawati Othman, Christine Rohani-Longuet, Norhaiza Noordin, Alex Lee Yun Ping, Nor Hayati Che Man, Tengku Ismail Bin Tengku Su, Lee Kim Hock, Captain Mokhtar Mohamad, Rostam Affandi Abd Rashid, Fadzil B. Ahmad, les élèves du LFKL, Lim Teck Wyn, Dr Jean-Marc Roda, Kanitha Krishnasamy, Hilary Chiew, Nurhuda Manshoor, et tous ceux qui ont participé de près ou de loin au succès de cette étude ! Tue, 14 Apr 2009 11:06:15 +0200 Livres d'Or http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=46 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=46 Tue, 21 Oct 2008 11:16:15 +0200 Newsletter articles http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=97 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=97 Fri, 17 Apr 2009 10:30:40 +0200 Zoom http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=98 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=98 Sans mauvais jeu de mot, cette photo peut paraître "cliché" ! Alors pourquoi la choisir comme coup de coeur ? Ce n'est pas un coucher de soleil classique. Il nous parle du Palo Santo : menacé, il est peut-être au crépuscule de son histoire. Va-t-on le laisser disparaître dans l'obscurité des mémoires anciennes ? Un soleil qui se couche est aussi la promesse d'un lendemain, d'un nouveau départ. Et ça, c'est notre mission. Ensuite, parce que l'histoire de la photo en elle-même reflète l'aventure Plante & Planète : ce Palo Santo se trouve dans la zone frontalière entre le Pérou et l'Equateur, zone des trafiquants en tout genre, drogues y compris. Il n'est jamais bon d'y traîner lorsque la lumière baisse, les crimes sont nombreux. Le photographe, Daniel Silva, essayait de trouver la meilleure lumière et le meilleur angle, alors que la panique de l'ingénieur qui nous accompagnait grandissait en même temps que l'obscurité... Nous sommes rentrés sains et saufs, avec une photo qui me touche particulièrement et me rappelle de belle manière pourquoi l'association existe. Sun, 11 Jan 2009 16:30:51 +0100 La petite histoire... http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=99 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=99 Le Palo Santo, en tant que bois magique, est sculpté afin de créer des objets sacrés, notamment pour les chamans, les guérisseurs traditionnels... C'est un autre monde, comme l'illustre l'histoire de ce pied en Palo Santo, trouvé sur un marché à Chiclayo, au nord de Lima, capitale péruvienne. Il peut avoir deux fonctions : - si un chaman a jeté un sort à une personne par l'intermédiaire d'un maléfice qui est rentré par les pieds (cette personne a par exemple marché sur une substance contenant le maléfice), alors le chaman guérisseur va utiliser le pied de Palo Santo pour faire sortir le maléfice. - certains chamans nettoient des énergies impures, et au lieu de les enterrer ou de les transmuter, ils les rejettent dans la nature. Des personnes risquent donc d'être "infectées" par ces énergies. Pour les nettoyer quand cela arrive, le chaman va utiliser le pied de Palo Santo, puis l'enterrer afin de transmuter les énergies négatives dans la terre. Vous n'avez pas tout compris ? C'est normal, il m'a fallu entendre trois fois l'explication avant de comprendre. Je suis maintenant en possession de ce pied, mais promis, je ne vais pas jouer l'apprenti-sorcière, c'est juste en préparation de l'exposition ! Sun, 11 Jan 2009 16:31:16 +0100 Oui, c'est possible ! http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=100 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=100 Pour sauver le Palo Santo, il faut planter. Le coup de pouce humain est indispensable. Mais là encore, la nature peut soutenir les bonnes initiatives. Au Pérou, il serait particulièrement intéressant de profiter du phénomène d'El Niño, le phénomène météorologique qui apporte des pluies formidables tous les 10 ans environ. A cette occasion, les semences poussent de manière incroyablement rapide, et c'est particulièrement vrai pour le Palo Santo. Quand El Niño s'approchera la prochaine fois en 2011, il faudrait être prêt avec des kilos de semences à planter. Il reste encore un peu de temps pour arriver à coordonner toutes les parties prenantes, mais oui, c'est possible ! Sun, 11 Jan 2009 16:31:48 +0100 Nouvelles fraîches ! http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=101 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=101 En ce moment, elles sont particulièrement fraîches... Alors tout d'abord, j'ai le plaisir de vous annoncer que Plante & Planète est troisième du concours Noël Solidaire organisé par le site www.consom-acteur.com. A ce titre l'association va recevoir 1 000 euros. C'est un super coup de pouce pour ce début d'année. Merci à tous ceux qui ont voté pour l'association, et merci à consom-acateur ! Dans les petits coups de pouce gratuits et faciles que vous pouvez donner à Plante & Planète, il y a une B.A. de début d'année qui va vous prendre 30 secondes... Nous sommes soutenus par le site unebonnecause.fr. Ils ont des partenariats avec des boutiques en ligne pour faire des dons aux associations, de manière transparente pour l'acheteur. Pour aider Plante & Planète, il vous suffit de télécharger le petit logiciel AidMaker en cliquant sur le lien ci-dessous. Merci ! http://www.unebonnecause.fr/aidmakerdownload?countryid=fr&organisationid=1810&campaignid=819&os=win Vous êtes en retard pour vos voeux ? Utilisez les cartes P&P ! Trois magnifiques modèles, qui seront offerts pour tous les dons de 20 euros ou plus (soit 6,80 euros après déductions fiscales). Si vous voulez uniquement acheter un nombre précis de cartes, n'hésitez pas à me contacter. Merci au Cabinet Millard qui en a fait sa carte de voeux cette année. D'autres news en sont à l'étape du dégel, ce sera donc pour les prochaines "Nouvelles fraîches". Fri, 09 Jan 2009 17:37:33 +0100 Les newsletters Plante & Planète http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=149 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=149 Fri, 30 Jul 2010 15:12:34 +0200 Lycée Français de Kuala Lumpur (Malaisie) http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=212 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=212 La classe de 5ème du LFKL a travaillé sur le Chengal. Un grand bravo aux élèves, et aux professeurs qui ont préparé l'Itinéraire de Découverte et les ateliers, Elisabeth Blanquier-Vos (SVT) et Benjamin Durand (Physique). Pour commencer cet IDD, les professeurs ont fait intervenir Mr Roda, un chercheur français du CIRAD en poste à l'Institut de recherches forestières de Malaisie (FRIM). Voici le compte-rendu fait par les élèves de cette intervention et des différents ateliers qui ont suivi. COMPTE-RENDU DES ELEVES SUITE A LA CONFERENCE DE MR RODA Mr Jean-Claude Roda est chercheur du CIRAD sur les produits forestiers tropicaux au FRIM.Il nous a aidé, lors de sa conférence, à comprendre le problème suivant: Comment choisir un bois de construction? On choisit un bois selon ses propriétés Hypothèses des élèves: II faut un bois dur, durable, qui ne pourrit pas, un joli bois Conséquence vérifiable : Durable: Si c'est le cas , il doit résister aux intempéries, aux termites, champignons, insectes Dureté du bois : Si c'est le cas, il doit supporter des charges, ne pas se fendiller... Résistance au feu Densité du bois Vérification expérimentale proposée par les élèves : Toutes les expériences sont réalisés sur 3 échantillons différents de bois tropicaux, le Merbau , le Sependok et le Chengal et un témoin est réalisé(le polystyrène). Atelier 1 : LA DENSITE DU BOIS Protocole et remarques: cliquer ici pour voir les résultats de l'atelier 1 Atelier 2: LA DURETE DU BOIS Protocole et remarques: cliquer ici pour voir les résultats de l'atelier 2 Atelier 3: LA RESISTANCE AU FEU Protocole et remarques: cliquer ici pour voir les résultats de l'atelier 3 Atelier 4: TEST DE RESISTANCE AUX INTEMPERIES Protocole: Peser les échantillons. Pour chaque type de bois,les tremper dans l’eau - avec un bulleur - avec de l’eau salée. Peser à nouveau en début d'expérience. Réserver les échantillons à l'extérieur dans une bassine d'eau. Au bout de 3 mois, les peser et comparer les masses en début et fin d'expérience. Sécher chaque échantillon à l'étuve, peser à nouveau et comparer la masse sèche de chaque bois au cours de l'expérience. Remarques des élèves: Le fait de mettre le bois dans de l'eau pour voir s'il pourrit ne sert à rien car l'eau contient très peu d'oxygène et l'expérience prendrait des années. TEST DE RESISTANCE A LA POURRITURE ET AUX MICRO-ORGANISMES Protocole: Tremper chaque échantillon de bois dans l'eau après l'avoir pesé puis l'enterrer. 3 mois après, observer et identifier les micro-organismes destructeurs de bois au microscope. Peser l'échantillon de bois et comparer la perte de masse. Réserver un témoin à l'abri pour chaque type de bois et comparer l'aspect et la masse par rapport aux essais réalisés. Remarques des élèves: La pourriture rend-elle le bois plus lourd ou plus léger ? Il faudrait tenir compte de la masse des micro-organismes qui se développent mais aussi de la perte de masse due aux termites et champignons qui "mangent" le bois. Il faudrait faire sécher le bois pour pouvoir vraiment connaitre la masse sèche du bois sinon les résultats seraient peu fiables. CONCLUSION : Synthèse des élèves: Pour construire une maison, il ne faut pas utiliser un bois trop dur, trop mou, trop fendible, trop rare et cher. Il faut tenir compte de l'adaptabilité du bois à la scie, pour le travail du bois. Comme on utilise des poutres et des planches pour la construction, il faut choisir un bois qui se coupe facilement. Le bois ne doit donc pas contenir de particules de silice stockées dans le tronc. La façon dont on va utiliser le bois dépend donc surtout de la façon dont le bois est coupé. Il faut choisir la meilleure coupe du bois pour réaliser les planches sans qu'elles se fendillent. Mr Roda nous a expliqué qu’il y avait 3 coupes de bois: - la coupe transversale - la coupe radiale - la coupe tangentielle L'arbre a des vaisseaux qui laissent apparaitre des trous à la surface du plan transversal.Nous avons vu à la loupe binoculaire que le bois se présente sous la forme de couches concentriques ou cernes. Nous avons repéré les rayons, les cernes et une poche de sève puis nous avons réalisé un dessin d'observation.En fait, nous avons compris que la sève brute qui contient des minéraux et de l'eau monte du sol vers les parties aériennes de l'arbre. Dans l'écorce se trouvent des vaisseaux qui irriguent la sève élaborée qui est constituée de matières organiques élaborées par le végétal. Les arbres grandissent plus vite en Malaisie car il n'y a pas d’hiver et les cellules se multiplient sous l’écorce Synthèse réalisée a partir des compte-rendus des élèves de IDD 5EME. Pour en savoir plus, il y a aussi les diaporamas réalisés par les élèves. N'hésitez pas à les parcourir ! Mon, 02 Nov 2009 09:45:01 +0100 Atelier 1, la densité du bois http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=213 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=213 Voici les résultats du premier atelier, sur la densité du bois, par Léo, Louis, Quentin, Romain, Marine, Ndeye MBenda, Sibyl-Anna, Océane, Marie et Julie. Pour voir les images en grand, cliquez dessus ! Sat, 31 Oct 2009 13:02:36 +0100 Atelier 2, la dureté du bois http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=214 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=214 Voici les résultats du deuxième atelier, sur la dureté du bois, par Simon-David, Louis, Antonia, Valentine, Opportune, Eloise, Yumiko, Fiona, Talyssa, Jean-F., Reinaldo et Thibault. Pour voir les images en grand, cliquez dessus ! Sat, 31 Oct 2009 13:03:05 +0100 Atelier 3, la résistance au feu http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=215 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=215 Voici les résultats du troisième atelier, sur la résistance au feu, par Léo, Quentin, Romain, Yohann, Romain, Maxime, Souadou et Alwenn. Pour voir les images en grand, cliquez dessus ! Sat, 31 Oct 2009 13:02:04 +0100 Diaporamas réalisés par les élèves http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=219 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=219 Voici deux diaporamas réalisés par des élèves de la classe de 5ème : celui de Yohann contient de nombreuses photos de la sortie au FRIM (dont les deux ci-dessous), et celui d'Antonia, Fiona et Valentine est un bon résumé des données sur l'arbre... Pour revenir à - la page d'introduction sur les travaux de la classe de 5ème du LFKL, cliquez ici - l'atelier 1, cliquez ici - l'atelier 2, cliquez ici - l'atelier 3, cliquez ici Sat, 31 Oct 2009 13:12:34 +0100 CAFE BIODIVERSITE 2010 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=224 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=224 2010 a été proclamée par l'ONU Année Internationale de la Biodiversité. Dans ce cadre, l'association Plante & Planète et le site Ecoloinfo.com proposeront au grand public des soirées-débat mensuelles autour de thèmes liés à la biodiversité. Qu'est-ce que la biodiversité ? Pour Edward O. Wilson, premier à avoir employé ce terme officiellement, c'est "la totalité de toutes les variations de tout le vivant". Plus simplement, la biodiversité c'est l'ensemble des formes de vies (espèces et milieux) et les interactions entre elles. Prochain Café Biodiversité mercredi 22 septembre 2010 : Luxe et biodiversité, conflit ou intérêt ? Les entreprises du secteur du luxe (mode textile, cosmétiques, maroquinerie, mobilier…) prélèvent des ressources souvent rares, les mettent-elles en danger ? Ces entreprises et les moyens dont elles disposent ne sont-elles pas au contraire destinées à être pionnières dans la lutte pour leur préservation ? Pour lancer le débat et introduire la soirée, des intervenants exposeront leur point de vue. La discussion sera ensuite ouverte au public. Détails pratiques : Entrée gratuite Lieu : EXKI, 9 boulevard des Italiens 75002 Paris (M° Richelieu Drouot) Heure : 19h30, accueil suivi des exposés de nos invités. Vers 20h00, ouverture du débat avec la salle. Venez nombreux ! Les invités reçues depuis le début de l'année 2010 : Patrick Blandin (Professeur au Muséum national d’Histoire naturelle) Claude Bureaux (Maître Jardinier au Jardin des Plantes à Paris) Véronique Dham (Directrice de Gondwana Agency) Pascal Dupont (Entomologiste et Responsable du pôle scientifique à l’OPIE) Bernard Duran (Economiste et journaliste environnement) Véronique Faucon (Rédactrice en chef adjointe des hors séries de Rustica) Fabienne Giboudeaux (Adjointe au Maire de Paris chargée des espaces verts) Vincent Hulin (Chargé de mission biodiversité Conseil Régional d’Ile de France) Vahinala Raharinirina (Chercheuse au Centre de recherche REEDS) Michel Saloff-Coste (Consultant en stratégie intégrale) .Ecoloinfo.com est un projet à but non lucratif qui a pour ambition de faciliter l’accès à l’information de l’écologie et du développement durable via la création d’outils web, l’animation d’un blog collectif parmi les plus reconnus de la blogosphère verte et l’organisation d’événements fédérateurs d’envies de faire… EXKi: EXKi est un restaurant rapide de qualité, axé sur des produits naturels et frais ("natural, fresh"). Du matin au soir, EXKi propose ses produits en libre-service ("ready").Dans notre société, où le facteur temps est crucial, EXKi répond par une solution rapide et de qualité, axée autour d’engagements liés au Développement Durable. EXKi se définit en 4 mots :EXKi, Natural, Fresh & Ready. Fri, 13 Aug 2010 18:41:14 +0200 20 janvier: L'Homme dans la biodiversité http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=244 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=244 . Annonce : Quelle est la place de l'homme dans la biodiversité? L'homo-sapiens est-il une espèce comme les autres? Une espèce responsable des autres? Comment percevons-nous la biodiversité aujourd'hui? Pour lancer le débat et introduire la soirée, deux documentaires réalisés par l'association seront projetés, Palo Santo (19’) et Chengal (15’). La discussion sera ensuite ouverte au public. Compte-rendu réalisé par Anne-Sophie Novel, Ecoloinfo.com : Le café associatif de la Commune était quasiment entièrement rempli pour ce premier café débat sur la Biodiversité dans tous ses états ! Les deux reportages effectués par Nathalie dans le cadre de l'association Plante et Planète ont été très appréciés et ont ouvert la voie à un débat animé sur la place de l'homme dans la biodiversité. Plusieurs questions ont attiré mon attention : - La question de "l'homme machine", l'homme qui va vite, sans cesse, tout le temps, machinalement... comment peut-il se poser et découvrir un jardin, réfléchir sur le sens de sa présence au sein de la biodiversité? - La question de l'excès. La nature, dans sa biodiversité, s'auto-régule. Elle ne va pas dans l'excès. L'homme sait-il s'arrêter à satiété ? - La question de la conscience: depuis Descartes, l'homme, doté d'une conscience, sait-il se penser dans la biodiversité ? Avec recul, peut être devrions nous aussi nous poser la question de la vision freudienne de l'homme et de la biodiversité ! - Certains ont évoqué la campagne "Save Your Logo", posant alors la question des bénéfices rapportés par la préservation de la biodiversité: l'homme ne se préoccuperait-il de la biodiversité dans ce but seulement? - Le terme de "biodiversité" étant très récent, le grand public ne se l'est pas encore bien approprié: faut-il favoriser une approche naturaliste ou environnementaliste ? - Quel rapport l'homme entretient-il avec la nature ? Vit-il en harmonie avec elle ? Est-il culturel et elle sauvage ? L'homme se voit-il hors nature ? Sur-nature ? Ou considère-t-il qu'il en fait partie à part entière ? - Qu'en est-il de l'éducation à la biodiversité ? Ces questions nous promettent de beaux débats pour nos prochains rendez-vous ! Un participant a recommandé les lectures suivantes : + Humanité et Biodiversité, manifeste pour une nouvelle alliance. http://www.roc.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=90&xan=2009 + La biodiversité à travers des exemples, tomes 1 & 2 - http://www.ecologie.gouv.fr/-La-biodiversite-a-travers-des-.html + Actes du colloque Biodiversité, humanité et naturalité, colloque organisé en 2008 par le WWF - http://www.naturalite.fr/ Tue, 09 Feb 2010 22:25:27 +0100 17 février: Biodiversité et pouvoirs publics http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=245 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=245 Annonce : Quel est le rôle des collectivités dans la préservation de la biodiversité ? Quelles sont leurs responsabilités ? Quels sont leurs moyens ? Pour lancer le débat et introduire la soirée, Fabienne Giboudeaux, Adjointe au Maire de Paris chargée des Espaces Verts, et Vincent Hulin, Chargé de mission Biodiversité au CRIF, exposeront leur point de vue. La discussion sera ensuite ouverte au public. Thu, 18 Feb 2010 21:51:18 +0100 17 mars : Biodiversité et économie, une question d'interdépendance http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=247 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=247 En partenariat avec l'association Orée, et avec Véronique Dham, Directrice de Gondwana Agency, et Vahinala Raharinirina, Chercheuse au Centre REEDS. Quels sont les liens entre biodiversité et entreprise ? S'agit-il uniquement d'une source de contraintes et de dépenses ? Quels services en tire l'entreprise? La biodiversité a-t-elle un prix ? Quel coût aurait sa dégradation ? Retrouvez les présentations des intervenants : cliquez sur l'image pour ouvrir le document! . Et voici quelques photos de la soirée : Mon, 22 Mar 2010 16:09:40 +0100 21 avril : Biodiversité et société, perspective culturelle http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=252 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=252 avec Michel Saloff-Coste, Consultant en stratégie intégrale et initiateur du Club de Budapest France, et Patrick Blandin, professeur au Muséum national d'Histoire naturelle. Quel regard portons-nous sur notre environnement en tant qu’espèce ? Comment notre culture influence-t-elle ce regard ? Comment la biodiversité culturelle peut-elle nous aider à comprendre les autres espèces ? Pour l'actualité des intervenants : Mr Saloff-Coste intervient régulièrement sur Radio Aligre au sujet de son projet "La Planète du 3ème millénaire", n'hésitez pas à consulter son site internet pour en savoir plus ! Et pour retrouver certaines notions évoquées lors du débat par Mr Blandin, son nouveau livre est une mine d'informations et de réflexions sur la Biodiversité et l'éthique environnementale. . Thu, 22 Apr 2010 19:19:53 +0200 19 mai : Jardins, biodiversité ordinaire et extraordinaire http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=253 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=253 avec Claude Bureaux, Maître Jardinier au Jardin des Plantes à Paris, et Véronique Faucon, Rédactrice en chef adjointe des hors-séries de la revue Rustica. Comment faire quand une espèce extraordinaire devient ordinaire (espèces invasives,…) ? Et quand une espèce ordinaire devient extraordinaire (variétés anciennes…) ? Le jardin est-il un laboratoire pour connaître l’évolution de notre environnement ? LE DEBAT A ETE ENREGISTRE ET SERA BIENTOT MIS EN LIGNE DISPONIBLE EN PODCAST. En attendant, voici quelques photos : Thu, 20 May 2010 16:12:39 +0200 23 juin : Les pollinisateurs, acteurs clés de la biodiversité ? http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=266 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=266 avec Pascal Dupont, entomologiste et Responsable du pôle scientifique à l’OPIE, et Bernard Duran, auteur du livre « Les abeilles, la planète et le citoyen » Les pollinisateurs sont-ils vraiment en danger ? Une espèce ne peut-elle pas en remplacer une autre ? Quels sont les enjeux de leur raréfaction ? Comment pouvons-nous protéger l’espèce ? Pour lancer le débat et introduire la soirée, les intervenants exposeront leur point de vue. La discussion sera ensuite ouverte au public. Détails pratiques : Entrée gratuite Lieu : Café Associatif La Commune, 3 rue d’Aligre dans le 12ème (M° Gare de Lyon ou Ledru-Rollin) Heure : 19h30. Après le débat, un dîner sera proposé à ceux qui le souhaitent, préparé par l’équipe des bénévoles du café associatif. Mon, 07 Jun 2010 12:11:32 +0200 22 septembre : Luxe et biodiversité, conflit ou intérêt ? http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=278 http://www.planteetplanete.org/index.php?s=7&l=fr&t=planteetplanete&r=278 Avec Daniel Joutard, fondateur de la marque Aïny – Savoirs des peuples, autres intervenants à confirmer Les entreprises du secteur du luxe (mode textile, cosmétiques, maroquinerie, mobilier…) prélèvent des ressources souvent rares, les mettent-elles en danger ? Ces entreprises et les moyens dont elles disposent ne sont-elles pas au contraire destinées à être pionnières dans la lutte pour leur préservation ? Pour lancer le débat et introduire la soirée, des intervenants exposeront leur point de vue. La discussion sera ensuite ouverte au public. Détails pratiques : Entrée gratuite Lieu : EXKI, 9 boulevard des Italiens 75002 Paris (M° Richelieu Drouot) Heure : 19h30. Accueil suivi des interventions. Vers 20h30, ouverture du débat avec la salle. Possibilité de se restaurer sur place. Wed, 01 Sep 2010 10:09:49 +0200